Huile et amour du cheval!

Créativité et liberté!

Séchage avant finitions en peinture acrylique.

Déroulé sur la page correspondante.

Des débuts prometteurs!

Sagesse Chinoise

Pour que "tout tourne rond" arrêtons de "tourner en rond"!!!

« L’œil reflète l’Ame »

« L’œil est le messager du Cœur » 

« On entend avec les oreilles. On écoute avec le Cœur »

" Rien n'est supérieur au Coeur"

"Un Coeur calme attire le calme des Coeurs"

"Le seul vrai pouvoir vient du Coeur"

Lao Tseu dit : « Le Cœur de l’Homme, aux premiers moments de son existence est dans le calme le plus absolu. Il est exempt de tout désir et c’est en cet état que le Ciel le forme. Bientôt, les objets extérieurs agissent sur lui et y produisent divers mouvements. Ce sont les désirs, qui s’ajoutent à sa nature première. L’Homme, en présence des objets extérieurs, a la faculté ou le désir de les connaître. Lorsqu’il les connaît, il éprouve des sentiments d’attraction pour les uns ou de répulsion pour les autres. S’il ne maîtrise pas ses sentiments, il se laisse entraîner vers les choses extérieures et devient incapable de rentrer en lui-même et de régler les mouvements de son Cœur. Il perd les bonnes dispositions qu’il a reçues du Ciel. »

Sagesse de France

« On ne voit bien qu’avec le Cœur. L’essentiel est invisible » A. de Saint Exupéry

Sagesse Amérindienne

Les Indiens Lakota d'Amérique du Nord disent

"Mitakuyé Oyasin" pour "Tout est relié"

Les chevaux ! Quelle passion!

Ils ont tant et tant à donner lorsqu'ils sont respectés par l'Homme !

Combien de fois des amis pleins de peurs se sont laissé "apprivoiser" par ces peluches vivantes.

"Pourquoi tu as peur, dis ! Regarde comme je suis mignon! D'ailleurs, je te papouille la joue! C'est doux non?!!!"

Voilà un des exemples de que nous pouvons ressentir et visualiser lorsque nous sommes à la recherche de Qui Nous Sommes vraiment, pourquoi, comment, etc. .

Chacun bien sûr a sa vision des choses, car, étant chacun unique dans notre personnalité, nous ressentons, voyons, comprenons de façon unique!

La vraie richesse de l'Homme n'est-elle pas aussi dans son individualité !?!

Connaissance de soi par le don à autrui ou : "Qui soigne qui?", ou, de l'inconscience à un début de conscience

Un début de vie prometteur!

            Je suis née en trente minutes.

 

J’ai évolué rapidement vers la marche, la parole, le respect et l’écoute.

 

Je voulais savoir comment ceux qui me précédaient apréhendaient la Vie.

 

Mes parents m’ont offert le meilleur d’eux-mêmes et de ce qu’ils en comprenaient et pour leur faire plaisir j’apprenais bien à l’école, au collège, au lycée.

 

Ma famille m’adulait car, dès que j’ai parlé, je les amenais à se respecter entre eux, et, pour les plus jeunes, à respecter la Nature. J’avais le sens inné des responsabilités et de l’organisation.

 

Très vite, j’ai été déçue par le manque de respect et d’Amour Vrai entre les humains.

 

Je ne comprenais pas non plus leur manque de curiosité : un jour, au collège, je parlais des étoiles à un petit groupe de copines. Si elles avaient vu le diable en personne, elles n’auraient pas eu ce genre de réaction !

 

« Ouahhouhh ! Quel est donc ce monde bizzare !!!?!!!

 

Dans quel désert de conscience suis-je tombée ?!!! »

 

 

 

Je me suis réfugiée longtemps dans la Nature et le contact avec les animaux compensait largement ce que les Humains ne semblaient pas avoir : l’Amour Inconditionnel, l’amitié sans faille, la constance, la sensibilité naturelle et vraie, l’évidence de la beauté et de la perfection par la Nature.

 

Là, je me sentais vivre sereinement : j’étais en paix avec l’Univers et la Terre.

 

Merci aux chevaux, aux chats et chiens qui ont été mes plus fidèles amis de cette période.

 

Merci aussi à Marie-L qui partageait un peu de cet Amour des animaux avec moi.

 

 

 

Lorsque mon arrière-grand-père est décédé, j’ai été surprise que mon grand-père et ma mère pleurent autant. J’avais sept ans. Pour moi, il vivait dans mon cœur et nous étions ensemble quand nous le souhaitions !

 

Lorsque j’ai eu dix ans et que mon père a pleuré à l’enterrement d’une amie, je me suis dit que la mort devait être quelque chose de terrible pour qu’un homme aussi fort s’effondre ainsi ! J’ai donc adopté ce mode de croyance : la mort fait souffrir, rend triste, fait pleurer ! Evident ! 

 

 

 

Quelques années plus tard, je passais l’épreuve émotionnelle qui va avec cette croyance !

 

Les animaux ont une vie plus courte que les humains.

 

Ma première grande souffrance a été quand j’ai perdu la pouliche de quatre ans que j’avais apprivoisée à deux mois, puis dressée à l’intuition, grâce à notre amitié et confiance réciproques. J’avais dix huit ans et une sensibilité exacerbée par la jeunesse et l’inexpérience de cette vie sur Terre.

 

Le même été, j’ai perdu un chaton que j’avais élevé car sa mère était malade.

 

J’avais beau leur inventer un paradis des animaux dans ma tête, mon cœur était déchiré par leur perte. Ma tristesse m’a empêchée pendant plusieurs années de les « retrouver » clairement dans mon cœur.

 

Donc, pendant longtemps, j’ai évité de m’attacher autant !

 

Jusqu’à ce que je comprenne vraiment le sens de la vie et de ce que les humains appellent la mort. Et, que je me défasse de certaines croyances propres au monde terrestre, bien loins de la conscience réelle de la Vie.

 

 

 

Je m’étais déjà posée, dès sept ans, la question de quelle était la différence entre l’amitié et l’amour.

 

Les différences de comportement entre les membres de ma famille m’en ont fait posé de nombreuses autres !!!

 

Pourquoi des gens peuvent apprendre et d’autres ont du mal ?

 

Pourquoi ce manque d’Amour qui fait se déchirer les gens que j’aime ?

 

Pourquoi ce manque de respect, cette domination des anciens sur les parents, dans une famille et ce respect et cet amour dans l’autre famille ?

 

 

 

Et, … par extension :

 

Pourquoi les génocides, l’esclavage, l’inquisition, les guerres ?

 

Pourquoi la maladie, la souffrance, la mort ?

 

 

 

Lorsqu’à douze ans, un professeur m’a dit qu’il me verrait bien infirmière, je lui ai répondu avec force et indignation :

 

« Infirmière ? Ca, moi, jamais !!!

 

  • Pourquoi donc ? Tu sembles avoir les qualités requises pour ce métier !

  • Vous vous rendez compte ? Les humains se détruisent entre eux ! Regardez : l’esclavage, les guerres, la destruction des indiens et d’autres peuples, ce qu’ils ont fait aux juifs ! Jamais je ne pourrais m’occuper d’adultes en sachant ce dont ils sont capables !!!

  • Oui ! Mais ils ne sont pas tous comme cela !

  • Je ne sais pas ! Si je dois soigner quelqu’un, ce sera les enfants ou les animaux. »

     

    A dix huit ans, lorsque j’ai voulu devenir vétérinaire, la route de la vie dans ce sens s’est bloquée !

    J’ai récidivé ! A dix neuf ans, même barrage !!!

    Sans conviction, j’ai postulé dans l’école de médecine d’une autre académie. Barrage momentané, mais barrage quand même dans l’immédiat.

     

    Ma mère m’a alors dit :

    «  Tu ne vas pas attendre sans rien faire. L’école d’infirmière fait passer des tests d’entrée en juillet. Tu n’as qu’à y aller. Tu verras bien !

  • Tu sais ce que j’en penses !

  • Oui ! Mais après tu peux te diriger vers la puériculture ou autre chose !

  • Bon ! D’accord ! »

    Je savais que mes parents faisaient leur possible pour m’aider et qu’ils avaient peu de moyens. J’ai donc passé les tests avec succès car, je voulais soigner ! Bon, pas les adultes qui tuent les autres et leur font du mal ! Mais, … soigner !

     

    A l’âge de quinze ans nous avions été à Luchon ma mère et moi, elle, en cure, et moi, à ses côtés pour qu’elle ne s’ennuie pas et pour la soutenir en cas de trop grande fatigue.

    Nous lisions énormément et la bibliothécaire nous voyait régulièrement !

    Un jour, ma mère me dit : « Tu devrais lire ces livres. Ils parlent d’un lama tibétain qui raconte son parcours de l’enfance à l’âge adulte. »

    Passionnant !

    Je m’intéressais de près à la vie animale, aux populations du Monde qui respectaient leur environnement et la Terre Mère Nourricière.

    J’avais vu les limites très humaines de la religion catholique : je ne comprenais pas comment des gens qui ne reflétaient pas les enseignements du Christ dans leurs paroles et leurs actes puissent les expliquer à des enfants, et de plus avec autant de hargne ! Déjà en butte aux « Y a qu’à … . Faut qu’on … ! »

    Certains membres de ma famille qui se disaient pratiquants n’arrêtaient pas de se  monter les uns contre les autres, de se confesser et de recommencer ! Je leur disais qu’il fallait respecter ses vœux de s’améliorer, ils me répondainet : « Mais « on » nous pardonne à chaque fois !!! »

    Donc, avec ces livres, je découvris un autre abord de la Vie, qui commençait à répondre à beaucoup des questions que je me posais tant sur la religion que sur l’humanité !

    Je découvris ce que je savais intuitivement par mes ressentis : la religion au-delà des limitations conceptuelles et émotionnelles humaines a des lois spirituelles illimitées, bien loin de la rigidité qui fait tuer, entre autre, au nom d’un dieu qui n’a rien de Dieu, (appellé Dieu par tous les Hommes en différentes langues, même ceux qui le nient. Pour nier, il faut  bien donner un nom à ce que l’on nie !!!)

     

    Il y avait aussi beaucoup des évidences que j’avais vécues, et, oubliées, en adoptant les croyances du monde qui m’entourait. Nous sommes des caméléons, quand même !!!

    Alors, ces évidences, je n’ai eu de cesse de les retrouver dans ma Vie.

     

    J’ai expérimenté les leçons du livre « Les secrets de l’aura » de l’âge de 15 ans jusqu’à aujourd’hui, certaines expériences ne pouvant se réaliser qu’avec la maturité !

     

    J’ai souhaité de tout mon cœur, de toute mon âme, de tout mon esprit, de tout mon Etre soulager et aider mon prochain, en utilisant la loi de la manifestaion avec détermination et volonté, sans faille. Vers l’âge de 19 ans je me suis rendue compte que je calmais la douleur des brûlures, les zonas et divers petits maux.

     

    Je savais, au plus profond de moi, avec une puissance inouïe, que TOUT LE MONDE PEUT LE FAIRE.

    Ce qui était moins évident et qui le reste, c’est que pas grand monde ne s’en rend compte !!!

    Et, … que ceux qui le conçoivent ne savent plus trop comment faire pour retrouver le mode d’emploi !!!

    Aujourd’hui, les personnes qui souhaitent se « retrouver » viennent vers moi pour entrer en contact avec leurs immenses possibilités et réapprendre à les utiliser en conscience !

    Oui ! La conscience attire le rappel de comment rouvrir sa conscience par synthonie : mettez un diapason dans une pièce et 3 autres diapasons à quelques mètres de distance. Donnez le la au premier. Les autres se mettent à vibrer au même son sans les toucher !

    Il en est de même avec l’éveil des consciences ! C’est juste un peu plus difficile tant que toutes les mémoires ne sont pas réactivées.

     

    La majorité ne croit pas au pouvoir intérieur en chacun d’entre nous !!!

    Personne n’est vraiment conscient de ce que la Vie et ses expériences fait naître en soi comme capacités.

    Ce doute constant de sa propre valeur cultive les peurs, les tristesses, les frustrations.

    Les Etres s’identifient ensuite à leurs émotions au lieu de les contempler comme des expériences enrichissantes et d’en tirer les lois de cause à effet.

    Cependant, c’est mon métier d’infirmière qui m’a permis de passer de l’aide « habituelle » donnée à autrui, et qui l’entretient dans sa faiblesse, son « péché originel », à la conscience que chacun détient son autonomie : il suffit d’appuyer sur le bon bouton au bon moment !!!

    Merci la Médecine Energétique Traditionnelle Chinoise pour avoir affiné ma conscience de l’autonomie pour chacun !!!

    Merci à mon métier d’infirmière de m’y avoir amené en me montrant qu’en voulant aider à tout prix, nous pouvons rendre les personnes dépendantes de nous au lieu qu’elles ne se prennent en charge ! Je parle ici bien sûr de la véritable autonomie, sur tous les plans de l’Etre !

     

    Ce parcours si riche, je vous l’offre !

    Je ne suis pas écrivain, ni scientifique, ni philosophe.

    J’ai juste appris de la Vie parce que je l’ai souhaité pour une part consciemment, pour le reste en faisant confiance à une Energie Créatrice qui me dépasse et dont, jusqu’à il y a peu d’années, je n’avais aucune preuve vraiment concrète si ce n’est l’amélioration des émotions, du mental, du spirituel ou/et du physique des personnes qui venaient dans l’association que nous avions créé avec famille et amis, pour développer l’auto-guérison.

    Je suis juste un Etre Humain parmi tant d’autres qui a maintenu son Idéal jusqu’à le réaliser sur Terre, du moins en partie pour l’instant !

    Et, … je SAIS que tout le monde peut en faire autant avec la richesse de sa personnalité individuelle qui fait que chaque expérience est traduite différemment par le ressenti unique de chacun !

     

 

Apprivoiser l'empathie et "l'animal sauvage" qui sommeille en nous

 

Lorsqu’à l’école d’infirmière, après quelques cours théoriques, une monitrice nous a amenées par petits groupes au chevet des malades, certaines d’entre nous ont eu un déclic !

 

 

 

Le mien a eu lieu inconsciemment à ce moment-là. Ce n’est que trente ans plus tard, en analysant la situation, que j’ai compris ce qu’il s’était vraiment passé !

 

 

 

Le monde soignant de l’époque (mi années 1970) était très rude, rigidifié. L’efficacité primait sur le côté humain. Le tout puissant savoir soumettait ou lieu d’expliquer, d’éduquer et de donner le choix.… .

 

Nous étions habitués à cela de par notre éducation, certes ! A ce point, peut-être pas !

 

Aujourd’hui, avec l’évolution de notre métier, cela semble incroyable ! Et pourtant, la domination règne encore, sous des formes plus cachées, et, parfois, très pernicieuses !

 

Puisse ces témoignages bouger les cœurs endormis dans l’acceptation de l’inacceptable : « C’est pas moi ! C’est lui ! », « Trop dur ! Trop difficile de bouger les choses !», « Oh ! Et puis après tout, à quoi bon ! Ca ne sert à rien ! »

 

Heureusement que tout le monde ne réagit pas par la mollesse ou la violence du trop plein !!!

 

 

 

Donc, première visite hospitalière.

 

Après nous avoir posé des questions qui, avec notre ignorance complète des soins, nous a fait dire quelques bêtises et nous a fait rabaisser au plus haut niveau du mépris, nous sommes accompagnées dans une chambre.

 

Blancs les murs, le dessus de lit, le lit, les draps et, … pour ne pas détonner dans le décor, le visage d’une personne âgée ! Les bras le long du corps, d’une immobilité parfaite pour ne pas déranger l’ordre du lit. Un tout petit sourire pour ne pas déranger l’air, froid et rigide, de l’endroit et du milieu soignant.

 

 

 

Brrrr ! Au fond de moi un « Plus jamais ça !!! » a fait son nid et a éclaté dans toute ma carrière !

 

Si dans mon jeune âge j’avais été outrée par l’injustice et l’inhumanité des « bonnes sœurs », ce n’était pas celles qui étaient infirmières qui allaient me faire changer d’avis ! Les exceptions étaient si malheureusement rares : la majorité de celles qui semblaient humaines étaient des « indics », des traîtresses qui pistaient en douce les âneries pour aller colporter, au lieu de faire réfléchir et de montrer le bon exemple ! Quant aux autres, je ne savais pas où elles trouvaient Dieu dans toute cette dureté de toute bonne foi!

 

Leur règne de soignantes a pris fin presque à ce moment là !

 

Cependant, je leur rends hommage car se sont elles qui ont soigné les nécessiteux quand aucun autre système n’était mis en place pour eux, dans des conditions aussi extrêmes que celles des pays du quart monde actuel, voire pires, et ce, depuis plus que le Moyen Age.

 

Et, … il y avait de véritables perles diamantées, des Mères Thérésa, des Sœurs Emmanuelle, parmi elles, de tous temps !!! L’une d’entre elle était Sainte Claire.

 

 

 

Très consciemment cette fois, à cet instant, j’ai su que j’étais faite pour ce métier, même si ma formation et mon intellect auraient pu m’ouvrir de plus grandes portes !

 

Au diable les inquisiteurs, les esclavagistes, les tueurs consentis de l’humanité ! Il existait des personnes qui avaient besoin de chaleur humaine, de respect, d’un Cœur Vrai qui répondait au leur !

 

Pris un à un, les humains dévoilent leur vraie richesse intérieure à qui les aborde le cœur ouvert ! Et, … gare à celui qui se sert de sa puissance de domination pour amoindrir encore la faiblesse de celui qui a perdu la santé !

 

 

 

Deux mondes pour le jeune et frigant chevalier du soin !

 

Les faibles à protéger et les puissants dominateurs dont il faut les protéger, quand, aveuglés par leurs idées toutes faites, ils manquent de respect à la Vie.

 

 

 

Ah ! Je m’en suis posée des questions sur le pourquoi et le comment de la Nature Humaine !!!

 

Sur pourquoi et comment les soignants, faits pour soigner, de toute évidence, pouvaient nier leurs patients et eux-mêmes à ce point !!! Je parle ici de quelques infirmières de services et d’autres, montées en grade pour fuir les regards qui vous percent le cœur et les mains qui se tendent.

 

Sûr ! Il faut pouvoir « encaisser » et donner ! La compassion sous forme d’empathie telle que les soignants l’ont redéfinie au 21ième siècle, n’est pas forcément en « libre service » chez tout le monde ! De plus, le choix de ce métier ne se fait pas pour avoir un salaire !

 

Seulement, quand on fuit comme cela, sans trop savoir pourquoi, d’ailleurs, et que le goût du pouvoir remplace l’intelligence du cœur, bonjour les dégâts ! Imbuvables les nénettes !!!

 

Quelques médecins font de même : tout aussi imbuvables !

 

Et pourtant, nous devons faire avec !!!

 

Ah ! Là ! La compassion doit être puissante !!! Ne pas juger devient difficile et seul le temps, beaucoup de temps, en éclaire les pourquoi, comment !

 

 

 

Pour accepter et travailler avec ces personnes, il faut une grande « sagesse », du courage pour contrer l’injustice et les inepties inhumaines qu’ils vous débitent en toute bonne foi, un bon sens très développé et une tolérance à toute épreuve pour supporter leurs humeurs ! Plus tard, quand nous avons compris un peu mieux le sens de la vie, que nous savons pourquoi eux le nient, la tolérance est bien plus évidente et le dialogue bien moins houleux !!!

 

Les aide-soignants ou des agents de service hospitaliers faisant fonction d’aide-soignants sont tellement plus proches des malades, leur compensent des fonctions de dépendance telles, qu’il est bien plus rare de les voir démissionner de leur rôle. Ils se dévalorisent, certes, mais il est exceptionnel pour eux de faire preuve d’inhumanité.

 

 

 

Et, … j’ai rencontré des collègues infirmières extraordinaires ! Leur passion, leurs compétences complémentaires ont fait de moi une « bonne infirmière » !

 

Ouverte à tout ce qui me manquait en expérience, je prenais avec joie tout ce qui complétait mes connaissances.

 

Nous avons gardé le plaisir immense de ces échanges et lorsque nous nous recontrons, il reste cette complicité parfaite et un bonheur immense d’avoir tant partagé.

 

Et pourtant, Dieu sait si nos personnalités étaient différentes !

 

Cependant, passion du métier, respect, curiosité, intégrité, rigueur, étaient nos références intérieures qui se traduisaient par de superbes compétences !

 

Et, … j’ai rencontré, bien sûr, des médecins tout aussi extraordinaires !

 

 

 

 

 

Quant aux aide-soignantes ou faisant office, j’ai toujours eu un respect immense pour la somme de compétences qu’elles accumulaient en savoir organisationnel, en humanité, en qualités d’observations instantanées aussi précieuses que le plus beau des trésors !

 

Et cette humilité ! Un exemple pour l’Homme !

 

A chaque fois que je suis arrivée dans un nouveau service, après les transmissions infirmières, ce sont elles qui m’ont permis d’avoir, en quelques heures, un tour d’horizon si précis que je m’adaptais aussitôt, quel que soit l’énormité de la tâche.

 

 

 

Elles ont beaucoup souffert de l’inconscience de ceux qui souhaitaient « l’évolution » du métier infirmier, ces têtes pensantes qui montent en grade pour fuir le regard de ceux qui souffrent, ces « Y a qu’à.. ! Faut qu’on… !» qui ont fermé leur empathie ou ne l’ont jamais laissée s’exprimer, mais qui imposent des inepties et empêchent les vrais soignants de faire évoluer le métier avec leurs compétences acquises et sublimées ! (Cette colère récurrente, je l’ai traînée au moins pendant 30 ans sur 35, jusqu’à ce que je rencontre enfin des têtes pensantes avec une belle structure et une intelligence au service du coeur ! Hé ! Oui ! La véritable sagesse ne m’est pas arrivée en claquant des doigts !!!)

 

Je leur ai d’ailleurs souvent demandé combien de mains ils avaient tenu, combien de regards de souffrance ils avaient pris en plein cœur, combien de mourants ils avaient accompagnés. L’échange devenait, au bout d’un certain temps, un dialogue d’égal à égal au lieu d’un sens unique dominant-dominé, si cher à leur ego inconscient, ou, il faisait ce qu’il savaient le mieux : fuir !!!

 

 

 

Du jour au lendemain les aide-soignantes et faisant fonction ont été reléguées au rang d’essuie-merde !

 

Elles aidaient les infirmières, trop peu nombreuses, pour une multitude de soins simples, propre au rôle infirmier et se débrouillaient bien. Il suffisait de parfaire leur formation pour leur donner vraiment leur rôle d’aide-infirmière. Aujourd’hui, « on » y repense à cette formation !!! Mais, bien sûr, à l’époque, … personne n’a rien dit à part quelques râleries de couloir !

 

Un soignant soigne avant tout ! Quand il se rebelle, c’est que vraiment la bêtise des dirigeants est par trop voyante et contraignante !

 

 

 

Je n’étais pas rebelle. Cependant, je n’ai jamais supporté l’injustice ou le fait qu’un être en écrase un autre de son faux pouvoir, et ce, bien avant d’avoir réfléchi au pourquoi de cette attitude ! La sagesse vient bien, mais après la fougue de la jeunesse !!! « Le torrent descend la montagne dans une force incontrôlée avant de devenir le long fleuve tranquille » dit la sagesse chinoise.

 

 

 

Combien de fois n’ai-je affirmé aux médecins qui mettaient en doute notre faculté de prendre des responsabilités couvertes par notre décret infirmier : « Le seul rempart qu’il reste pour protéger le malade des erreurs, c’est l’infirmière, car personne n’écoute les aide-soignantes et les agents, même pas certaines infirmières, et encore moins les médecins ! »

 

Dieu sait que je ne leur passais rien !

 

Pourtant, ils m’adoraient, me respectaient, me faisaient confiance !

 

Mon intégrité fougueuse, parfois rageuse, les rassurait quelque part ! Et parfois, les faisait rire de grand cœur !

 

De plus, comme les malades m’adoraient et me faisaient confiance, je servais bien souvent de « médiateur ». Ainsi, tout avançait vite et bien.

 

 

 

Combien puissante a été ma surprise quand je me suis occupée, bien plus tard, de la qualité, de voir que des collègues bien plus récemment diplômés que moi, les avaient carrément squizzées, ces responsabilités !!! Et pourtant, c’était d’excellents collègues sur bien des points ! Je leur reprochais juste de se soumettre à l’autorité médicale sans garder le sens de la logique, de l’autonomie de pensée par rapport à leurs connaissances, de la réflexion juste et du libre arbitre. Les plus grosses erreurs mettant la vie des gens en danger sont venues de ces insuffisances là !

 

Se reposer sur les autres sans discernement est un danger, surtout quand nous avons la vie des gens entre les mains !!!

 

 

 

Ah ! Je m’en suis alors posée des questions, sur le pourquoi et comment les collègues ne voyaient pas, ne sentaient pas, ce que je constatais de façon évidente et sur lequel j’agissais sur tous les plans avec efficacité.

 

Ce qui m’en faisait poser le plus c’était le fait que chacun était une merveille de gentillesse et d’une certaine efficacité. Alors, pourquoi nier une part de son métier ? Pourquoi y renoncer ?

 

En attendant de trouver, bien plus tard, j’ai essayé de leur montrer qu’ils ne risquaient rien en faisant ce qu’ils devaient faire ! Que personne ne trouverait à redire s’ils accomplissaient les tâches, même les plus extrêmes, inhérentes à leur métier, étant protégés juridiquement par le décret infirmier : « Bien faire et laisser dire ! »

 

 

 

J’ai laissé tomber la qualité quand je me suis rendue compte qu’elle n’était qu’un tremplin pour les « ego » dominateurs, ce qui aggravait un contexte déjà difficile, au lieu de l’améliorer !

 

Je suis allée voir le directeur et lui ai dit fermement : « Tant que vous cautionnerez la non qualité au nom de la qualité, je resterais l’infirmière que j’ai toujours été. La vraie qualité vient du cœur de métier. Je l’entretiendrais, braises sous la cendre, partout où je serais, tant qu’il n’y aura pas de changement ! »

 

Lorsque j’ai pris ma retraite 15 ans plus tard, le niveau que nous avions atteint en 5 ans, lorsque nous étions encore libres de mobiliser les énergies, et qui avait été stoppé, n’avait pas encore été atteint de nouveau ! Les braises commencent même à s’étioler !

 

 

 

Deux mondes !

 

Les soignants ! Les soignés !

 

Etre obligé de se battre contre les uns pour protéger les autres pendant 30 ans sur 35 !

 

Par contre, ma fin de carrière a été de rêve  car ces deux mondes se sont unis ! Enfin !

 

Des personnes extraordinaires et bien plus d’acceptation et de sagesse pour moi dans l’unicité et la richesse de cœur de chacun, derrière les barrières de défense contre la « mocheté » de la vie !

 

Il a fallu d’abord que j’intègre ce que les malades m’ont fait découvrir de qui j’étais vraiment, de l’intérieur !!! 

 

 

 

Vivre son rêve et apprivoiser les émotions

 

Lorsque j’ai eu mon diplôme je suis allée travailler au Pays Basque, si Cher à mon Cœur de 21 ans de l’époque !

 

J’avais refusé d’aller chercher mes notes, car, la sœur qui faisait office de directrice, en profitait, d’après ce que m’en avait dit celles qui y étaient allées, pour nous dire ce que nous avions à faire de nos vies ! Comment les diriger !

 

J’avais choisi ce qui parlait à mon Cœur. Je ne souhaitais aucune influence extérieure.

 

Si j’avais obtenu mon diplôme, c’est que je le méritais ! Et na !

 

En fait, refuser les influences extérieures, c’est ce que j’ai toujours fait, sans le savoir que ce soit professionnel ou privé.

 

Et, à chaque fois que je me suis laissée influencer lorsque j’avais acquis la maîtrise d’un sujet, parce que je pensais que des personnes savaient mieux que moi, je me suis « plantée » !

 

 

 

Heureuse comme pas deux et un peu angoissée de me retrouver seule pour gérer un service, je me lançai !

 

Ces deux ans furent du pur bonheur !

 

Des collègues adorables et compétentes ! Des médecins humains et tout aussi capables de se remettre en question et d’évoluer, que nous. Une cadre de santé pour 3 établissements, débordée, qui nous faisait totalement confiance.

 

Avec ces atouts majeurs, nous avons fait quelques petits miracles dont 3 sont à retenir.

 

Ce sont eux qui ont défini le reste de ma carrière et mon inébranlable foi en ce que nous pouvions faire de mieux pour les personnes que nous soigniions, quelles que soient les barrières intellectuelles ou émotionnelles d’autrui, servant de gros freins, que j’ai pu rencontrer !

 

 

 

M. A avait 80 ans. En 1978, c’était presque un âge limite.

 

Il avait une sonde de gavage naso-gastrique car un Parkinson paralysait les muscles de la déglutition et de la parole, gênait et ralentissait ses mouvements et empiétait énormément sur son autonomie.

 

Le centre qui nous l’avait envoyé avait eu des soucis pour changer la sonde et il avait fait une grave pneumopathie qui n’était pas guérie.

 

Pour dire que son état n’était pas bien brillant, et, que son moral, suivait cette ligne générale !

 

Nous avons misé, en dehors des soins, sur la communication.

 

Nous nous sommes tous présentés, et, avec nos personnalités propres l’avons rassuré et encouragé. Cependant, le résultat restait tout à fait moyen.

 

Un jour, une douleur intercostale violente apparut : pas de problème aux examens ! Deux jours après, la douleur se situa plus au niveau de la peau, comme une brûlure bien qu’aucun signe extérieur ne vienne aider au diagnostic. Aucun traitement ne fonctionnait.

 

Entre temps, le moral de M. A était si bas qu’il voulait mourir.

 

Lorsqu’il me l’a dit, d’une voix à peine audible, avec des mouvements secs pour essayer de mieux se faire comprendre et une colère immense, un déclic intérieur m’a fait lui dire :

 

« M. A, je comprends votre impuissance devant tant de douleur, d’autant plus que nous ne savons pas d’où elle vient. Depuis quelques années je me suis découvert des talents de « guérisseur » et je calme les brûlures en posant les mains et par le souffle. Si vous avez un zona sous-jacent, le soulagement devrait venir.

 

  • Non ! Je veux mourir ! Je veux mourir !

  • Vous savez, nous ne mourons pas sur demande et, de toute façon, nous sommes opposés à l’euthanasie.

  • Je veux mourir !

  • Hé bien ! Voyez-vous, je ne vous crois pas !

  • Pourquoi ? Je veux mourir !

  • Non, M. A ! Il y a trop de colère en vous ! Trop de force ! Une force que vous venez de mobiliser après des semaines de grande faiblesse ! Ce que je sens c’est que la Vie vous pousse et rien d’autre ! »

    Et là, surprise, je constate un grand changement de comportement, un sourire, de la gaité dans le regard, de l’espoir !

  • Vous croyez que cela pourrait être un zona ?

  • Nous allons en parler au médecin, mais c’est fort probable. Il arrive qu’il n’y ait aucun signe extérieur. Ce sont les plus violents en douleur.

  • Oui ! Parlez-en au Docteur. Mais en attendant, je veux bien que vous essayiez avec vos mains ! »

    Chose faite, une amélioration survint. Il y a des « mercis » qui vous marquent à jamais ! Celui-ci en fut un ! Le lendemain, trois petites vésicules apparurent et vinrent confirmer le diagnostic. Un traitement médical vint finir de calmer M. A.

     

    A partir de ce jour-là, une véritable communication s’établit, dans une confiance absolue ! Nous avons pu stimuler M. A pour qu’il se lève plus longtemps, qu’il marche davantage.

    Il était heureux de ces moments privilégiés. Il reprenait confiance en lui. Il souriait souvent. Il nous parlait de sa vie, de sa famille, toujours à voix basse mais de façon plus audible.

    Peu de temps après, en changeant la sonde naso-gastrique, je me suis rendue compte que les réflexes de toux revenaient.

    J’en parlais au médecin et lui demandais si nous pouvions essayer de lui faire déglutir de l’eau en très petite quantité. Il donna le feu vert.

    J’en parlais donc à M. A.

    « Vous avez repris des forces M. A. Vous retrouvez le réflexe de tousser quand nous vous reposons la sonde. Peut-être êtes-vous en train de récupérer de la souplesse au niveau du larynx et du pharynx. J’en ai parlé au médecin. Il est d’accord pour que j’essaie de vous faire avaler un tout petit peu d’eau. Qu’en pensez-vous ?

  • Je me sens mieux. Je me sens plus fort. Je veux bien essayer ! »

    Pari tenu ! Pari gagné !

     

    A partir de là, les progrès de M. A ont été  fulgurants compte tenu de son âge et de son état. Son autonomie a progressé jusqu’à l’aide tout à fait partielle !

    Nous avons pu le rééduquer à la nourriture solide, bien que mixée. Et, … plus de sonde !

    Sa famille se demandait par quel miracle le fantôme de la mort s’était tant éloigné !

    Nous avions confiance ! Cette contagion là se répand vite !

    Ils nous ont soutenus !

    Ils ont commencé par prendre M. A une après-midi, pour une promenade.

    Petit à petit, ils l’ont amené tout un week-end. A chaque retour, un peu plus de confiance, de joie, d’espoir.

    Encore plus tard, l’avenir de la maison de retraite s’est éloigné pour devenir un hébergement en famille !

    Nous n’avons jamais été aussi heureux du départ d’un patient !

    De presque zéro à tout, il y a un monde infini !!!

    Le travail patient d’une équipe soudée donne de sacrés résultats !

    Nous, nous trouvions ceci tellement naturel, que nous n’analysions pas la situation !

    Un poisson se demande-t-il s’il vit dans l’eau ? A-il même conscience de l’eau ?

     

     

    Quelques semaines plus tard arrive une dame, un peu plus âgée que M.A. Elle a eu un accident vasculaire cérébral, est hémiplégique. Son côté gauche ne répond plus et elle est incontinente. Son moral est bas et sa confiance en elle est à l’unisson.

    Peu à peu des liens solides se créent entre l’équipe et elle.

     

    Un jour, elle me confie qu’elle souhaiterait aller en maison de retraite dans une ville près de chez ses enfants mais qu’elle est triste parce qu’elle sent qu’elle n’arrivera jamais au degré d’autonomie suffisant pour y être admise !

    Or, depuis quelques temps, elle récupère un peu au niveau de la force musculaire et peut prendre un appui partiel sur la jambe gauche. A l’époque, pas de kinésithérapeute pour aider à la récupération, dans le service de convalescence dans lequel nous sommes ! Tout à l’intuition et au bon vouloir des soignants !

    Ce qui la mine encore plus est son incontinence : les protections n’étaient pas aussi performantes que de nos jours et une odeur permanente d’urine persistait malgré l’aération très régulière de la chambre.

    Cependant, cette dame avait en elle une force insoupçonnée que nous ressentions tous. Elle était d’une gentillesse à toute épreuve et sa vie avait été faite de courage et d’abnégation.

    Nous avons mis le doigt sur les améliorations que nous constations jour après jour et l’avons toutes encouragée à continuer à croire en elle, et nous stimulions son courage.

    Un jour elle me confie :

    « C’est bien tout ce que vous faites pour moi. Mais je ne pense pas m’en sortir comme vous le croyez !

  • Pourquoi donc, Mme F ?

  • Le docteur ne passe pas souvent me voir. S’il ne s’intéresse pas à moi, c’est parce que je suis paralysée et que je sens mauvais !!!

  • Oh ! Non Mme F. Le médecin n’est pas comme cela ! Il a beaucoup de travail et ne fait pas de différence entre ses malades. A contraire !

  • Oui, mais le samedi, je l’entends dans les autres chambres ! Et il ne vient pas me voir !

  • Il ne passe voir que les cas les plus graves ce jour là, c’est tout. Cela n’a rien à voir avec vous. Il pense que vous allez mieux et que vous n’avez pas besoin de lui. Je vais voir ce que je peux faire !

  • Oh ! Non ! Ne vous dérangez pas ! Je n’en vaux pas la peine !

  • Vous n’avez pas le droit de dire cela ! Vous voulez aller en maison de retraite, n’est-ce-pas ?

  • C’est ce que j’aurais voulu, oui !

  • Alors, si vous nous aidez, nous allons nous battre ensemble, encore mieux, pour y arriver ?

  • Le voulez-vous ?

  • Oui !

  • Le voulez-vous vraiment ? Votre « oui » est tout petit !

  • Oui ! Oui ! Oui ! »

    Je raconte au médecin cette entrevue.

    Il n’avait bien sûr aucune idée de l’impact qu’il avait sur Mme F et nous en profitâmes pour améliorer notre stratégie de progrès, surtout lorsque je lui parlais des craintes de Mme F par rapport à l’odeur d’urine. Nous décidâmes même de l’amener à la continence, car elle ressentait très faiblement parfois, l’envie d’uriner. Et quand le « Docteur » a parlé … le malade ne veut pas le décevoir ! Il commence à se voir guéri !

    En deux mois supplémentaires, mobilisant en elle ses ressources de courage, de détermination, d’une volonté intacte, de confiance retrouvée, Mme F est redevenue parfaitement continente, arrivait à faire quelques pas et à se servir un peu de sa main gauche pour s’aider lors de la toilette et des repas ! Et ce sourire ! Ce regard « vivant » !!!

    Au vu de ces progrès, la maison de retraite pu la recevoir et elle renoua avec sa famille !

    Encore un de ces miracles de vie qui fait que nous sommes heureux d’avoir choisi ce métier !!!

     

     

    Mme C, elle, est aveugle. La lettre qui l’accompagne note un caractère bien trempé et des difficultés d’adaptation.

    Je suis de garde à son arrivée.

    Je constate que derrière une façade qui se veut dure, il y a une grande détresse. Ce sont des choses qui se sentent plus qu’elles ne se définissent vraiment.

     

    Je me présente, présente les membres de l’équipe du jour. Je lui assure que nous allons faire au mieux pour qu’elle prenne ses repères rapidement.

    Que nous comprenons très bien son sentiment d’injustice et d’impuissance.

    Que nous compatissons.

    Qu’elle peut faire confiance aux compétences de toute l’équipe.

    Nous commençons par faire le tour de la chambre et de la salle de bains toilettes, en comptant les pas, en repérant les points importants. Puis nous lui mettons à portée immédiate et pratique ce dont elle a le plus besoin.

     

    Nous lui assurons que nous répondrons immédiatemment à son appel si elle sonne.

    Elle en doute fortement !!!

    Non seulement nous lui prouvons qu’elle peut nous faire confiance, et, à chaque fois, nous faisons le tour de ce dont elle pourrait avoir besoin, en plus de la raison de son appel.

    De ce fait, sur une journée, nous n’avons qu’environ trois appels et il n’y en aura jusqu’à aucun par jour, durant son séjour.

     

    Le médecin nous demande, étonné, comment nous faisons pour que tout se passe aussi bien, dans le calme, l’humour, la bonne humeur !

    Que lui répondre alors que ce que nous faisons, toutes, est absolument naturel ?

    Car, au bout de deux jours, Mme C, 90 ans, célibataire, habituée à se débrouiller seule, dont la cécité récente est advenue de façon brutale, se déplace seule dans la chambre et va seule aux toilettes ! Peu à peu, elle prend de plus en plus confiance en elle!

    De plus, nous découvrons toujours davantage, une personne adorable qui partage la richesse de vie qu’elle a tiré des dures épreuves qu’elle a rencontré.

    Quelques temps plus tard, elle est admise en maison de retraite à Handaye et me fait promettre que j’irais la voir là-bas. Je n’ai pas encore de voiture et lui dit que si je viens, ce sera avec mes parents. Elle en sera ravie !

    Chose promise … !

    Quelle joie de se revoir ! Du pur bonheur !

    Avec en plus la joie de découvrir un pays magnifique !

     

    Pour la petite histoire, notre équipe était composée d’un médecin, de deux infirmières et deux aide-soignantes. Les agents de service étaient en parallèle, faisaient les lits des personnes les plus valides et ciraient les chambres tous les deux jours. Elles étaientt deux aussi.

     

    Nous faisions des journées de 6 ou de 12 heures et travaillions un week-end sur deux.

    Les vacances n’étaient pas remplacées. Nous travaiillons plus en jours de 12 heures.

    Ceci pour 35 lits de convalescence dont 15 à 17 malades dépendants totalement de nous avec des surveillances parfois très importantes, sur un couloir de plus de 70 mètres de long, car coupé par le hall d’accueil.

     

    Non seulement cela apprend à avoir une tête pensante, mais aussi à développer un travail d’équipe intelligent et dynamique !!!

    De toute façon, pour une équipe soudée et efficace, les infirmières doivent mettre la main à la pâte !!! Malgré une tâche déjà lourde et complète, voire complexe, l’aide aux toilettes en fait partie et permet de mieux voir les progrès ou les blocages des patients. En fait, l’infirmière est formée pour s’occuper des cas les plus lourds et les plus difficiles.

     C’est la garantie d’un respect et d’une écoute réciproques ! Une heure à une heure trente de « sacrifiée » pour une efficacité décuplée sur tout le reste, cela en vaut largement la peine !!!

    Et, … qui dit équipe harmonieuse, dit travail dans la bonne humeur, la joie de bien faire, la passion, le cœur du métier rayonnant, et, … la confiance !!! Et, chose évidente, le sens des responsabilités compris et appartenant à chacun dans son rôle propre ! Aucune fuite, aucun « Ya qu’à … ! Faut qu’on … ! »

    Il est vrai que pour de tels petits ou grands miracles, toujours renouvelés, nos ailes poussent chaque jour un peu plus !

     

    J’ai vécu toute ma carrière de cette façon.

    Cette ambiance je ne l’ai trouvée totalement que dans seulement trois des huit services dans lesquels j’ai travaillé.

    Dans bien des endroits où je suis passée, certaines collègues ne comprenaient pas. Alors, « Bien faire et laisser dire ! » était ma devise.

    J’avançais dans l’idéal du coeur de métier sans m’occuper des « raideurs » des autres. S’il fallait sensibiliser, je sensibilisais sans être toujours entendue ! Qu’importe !

    Cela m’agaçait fortement, mais je n’avais pas de temps pour m’y retourner : les malades avaient ma priorité totale et absolue ! Et, tout le monde avait intérêt à les respecter et à faire au mieux ! En fait, je mobilisais les énergies sans le savoir, le « nez dans le guidon » : un bien-être le plus parfait et le mieux possible pour celui qui souffre !

    Lorsque je me faisais reprendre par le cadre pour quelques demi-heures supplémentaires, assez régulières, lors des transmissions, j’affirmais : « Je suis désolée, mais nous ne partirons pas tant que le cas de ce malade ne sera pas traité. On ne laisse pas partir les gens chez eux sans s’assurer d’un suivi efficace ! ». Personne n’osait « moufter ». A l’époque, ce suivi n’était pas en place et était à la discrétion des services, s’ils y pensaient ! J’avais 4 ans de carrière.

     

    Je voyais dans ce suivi la continuité de la Santé retrouvée.

    Maintenant, le système de soins a mis en place tout un protocole.

    Il n’est réellement efficace que lorsque les soignants gardent leur liberté de penser et de cœur.

    Sinon, certains processus sont devenus lourds de contraintes idiotes pour donner du boulot à des gens qui sont si loin de comprendre l’empathie, qu’ils se bloquent sur des détails qui paralysent l’intelligence du soin réel ! Gaspillage de temps et d’argent ! Mais, il faut bien que ces gens là travaillent !

    Lorsque, consciente que le « mamouth administratif ne bougeait le pied que de un centimètre tous les siècles », j’essayais de bouger les troupes ; cela coinçait toujours, à un certain niveau hiérarchique !

    Combien de fois me suis-je retrouvée seule contre tous, dans l’équipe pluridisciplinaire. Seule contre des décisions parfaitement inadaptées au cas du patient, avec quand même, il faut le dire, l’aide des kinés quand ils étaient là !

    Plus tard, les collègues me disaient : « La prochaine fois, nous te soutiendrons ! ». Dans 100% des cas, elles fléchissaient devant ce qu’elles croyaient être l’autorité suprême !

    Et pourtant, elles en avaient « de la gueule » loin de cette autorité ! Elles voyaient juste et étaient extrêmement compétentes, loin de cette autorité.

    Cependant, elles ne se faisaient pas assez confiance pour soutenir un cas difficile contre une vision inadaptée au respect du patient dans tous ses aspects.

     

    Je suis retraitée et je me rends compte que le problème s’aggrave !

    Pourtant, le système qualité du début était créé pour justement éviter cela et laisser le meilleur s’exprimer ! Depuis, j’ai compris comment les émotions de chacun bloquent le système !

    Et moi qui voulait, bénévolement, il y a 20 ans déjà, permettre à mes collègues de se relaxer, d’apprendre à respirer, à lâcher prise ! Sans faire dépenser un sou au centre hospitalier !

    Et d’un, il faut en dépenser des « sous » pour maintenir ou augmenter les subventions !

    Et de deux, des soignants en forme et qui gagnent leur liberté d’être, c’est « danger » !!! Lanterne rouge clignotante !!! Même si on explose la moyenne nationale en arrêts maladie, burn out ou dépressions, ou, en accidents de travail!

    Qui veut faire des économies ? Vraiment ?

    Comment des soignants qui se créent tous les moyens de devenir un jour comme les personnes qu’ils soignent, peuvent-ils comprendre la Santé ?

    D’ailleurs, le manuel qualité que nous avions créé dans le but d’entretenir la Santé et non la maladie a été relégué au placard, dès que j’ai refusé de cautionner cette non qualité en lieu et place de vraie qualité : celle que chacun porte en soi quand il veut bien la mobiliser !

     

    En colère à l’époque où j’ai proposé ces moments de détente/santé, j’ai dit à la Directrice de l’établissement :

    «  Vous préférez maintenir ce système d’arrière-garde et attendre que ce soit imposé par les circulaires ?

  • Oui ! Tout à fait !

  • Bravo !!! Dans 10 ans, si c’est « imposé », nous auront de la chance !!! Vous ne voulez vraiment pas être d’avant-garde ?

  • Non ! C’est trop difficile ! » … alors !!!

     

    Il est bien évident que seuls quelques privés éclairés ont franchi le pas.

    Pour le public, ce sont les individus qui le franchissent parfois !

    Et pourtant, depuis quelques années, les soins en médecine douce font partie du nouveau programme de formation infirmier.

     

    Les choses avancent doucement, très doucement dans les consciences !

    Vivement la courbe exponentielle ascendante !!!

    En attendant, envers et contre tout, je vivais à fond mon métier avec un enthousiasme jamais démenti de l’entrée à l’école d’infirmière, jusqu’à la retraite !

     

    Quelle richesse ai-je cumulée !

    C’est en repassant le fil du temps que je me rends vraiment compte de ce trésor inestimable ! Et  de combien il a influencé ce que je suis devenue, en conscience.

     

 

Découvrir notre "soleil intérieur" dans le regard de l'Autre

 

Si, depuis l’âge de 15 ans, je savais que le monde ne se limitait pas à ce que nous en voyons, si depuis celui de l’âge de 19 ans, je pouvais soulager avec mes mains, je n’avais pas conscience de la réalité vibratoire de la vie intérieure et de son intensité dans le cycle de la Vie.

 

C’est grâce à mon métier d’infirmière que les « malades » m’ont révélé les trésors qui étaient en moi.

 

Oh ! Je n’ai pas compris tout de suite !

 

Il m’a fallu parfaire l’évolution de ma conscience pour cela !

 

De plus, ce que nous savons intellectuellement n’a rien à voir avec l’expérience, sous toutes ses formes !!! Le ressenti crée une autre réalité !

 

Et, malheureusement pour l’Humanité, l’expérience ne se transmet pas : nous pouvons juste la partager, si cela intéresse notre vis à vis !

 

Chacun a à trouver en lui les clés de sa vie intérieure et les outils pour s’en servir, des outils que chacun utilise avec sa personnalité propre !

 

C’est cette diversité de personnalités uniques qui fait la richesse du Monde quand la conscience de l’Esprit revient dans les Ames, et, qui crée des souffrances terribles quand l’inconscience se repose sur la peur du changement intérieur !!!

 

 

 

Je vous offre en partage les prises de conscience que m’ont apporté ces personnes que j’avais la responsabilité d’aider à guérir que ce soit pour la vie ou pour l’accompagnement de  fin de vie!

 

Cependant, qui guérit qui ? Qui accompagne qui ?

 

 

 

J’ai donné 3 témoignages de ce que j’ai vécu, parmi la multitude de richesses de cette époque, dans le premier poste que j’ai occupé. Ils n’ont fait que me convaincre davantage que, ce que j’avais déduit de ma « mission »  infirmière, était juste et efficace.

 

 

 

Pour répondre à un autre idéal, celui de ma vie privée de l’époque, j’allais travailler dans la banlieue parisienne.

 

Si cette vie privée a été, au début, une épreuve terrible pour acquérir liberté et mâturité, ma vie professionnelle a été un soleil vibrant et puissant qui me donnait une force intérieure hors du commun. C’est entre autre, grâce à elle que je suis encore en vie aujourd’hui !

 

Lorsque j’entrais dans toutes les chambres, sans exception, j’étais accueillie partout avec un sourire tel qu’il faisait rayonner les personnes de l’intérieur ! Si bien, que même, un jour, je ne me suis pas aperçue qu’une personne en fin de vie était prête pour le grand passage. Mon étonnement fut grand quand je sus qu’elle était « partie » dans la nuit, et ce, dans une grande sérénité.

 

Tous me disaient : « Vous êtes notre soleil » !

 

Bon, il est vrai que mon accent du Sud-Ouest mettait tout le monde à l’aise et de bonne humeur !

 

Je n’ai jamais eu de grincheux dans mon entourage professionnel à cette époque. J’ai même été sollicitée pendant plusieurs années pour revenir dans cette clinique après mon retour « au pays » !

 

Dans le service des enfants, je pouvais faire des soins douloureux avec toute leur confiance et leur participation active. Ils se passaient le mot et quand l’un d’entre eux devait recevoir un soin, ceux qui pouvaient marcher, même difficilement, venaient le soutenir en lui disant : « Ne t’inquiète pas ! Christiane ne fait pas mal, pas mal du tout, et, en plus, elle est gentille » !

 

Une reine n’aurait pas eu mieux !!!

 

 

 

Un jour, dans une autre aile, M. S. devait être opéré d’une hernie.

 

J’étais seule pour 2 services et avait du boulot par-dessus le tête, si bien, qu’à l’époque, les aide-soignants faisaient les rasages. Nous ne faisions que la            vérification.

 

La jeune indienne chargée de ce soin vient tout à coup me voir, essoufflée et contrariée : « M. S. a commencé à me manquer de respect en m’insultant, puis, il m’a mis la main aux fesses. » Je la réconforte, la rassure, puis l’accompagne dans la chambre.

 

M. S., un peu rouge et confus en me voyant (j’étais aussi jeune que ma collègue), parle haut et fort pour me raconter une blague salace ! Je lui réponds plus doucement, sur le même ton cependant, en beaucoup moins salace.

 

« Ah ! Vous savez parler aux gens, vous au moins !

 

  • Si vous voulez ! C’est moi qui vais vous raser, M. S.. Par contre, je pense que vous avez été un peu loin avec ma collègue. Je souhaiterais que vous lui fassiez des excuses !

  • C’est vraiment vous qui allez me raser ? Mais vous êtes infirmière !!!

  • C’est aussi notre rôle et il n’y a pas de soin aide-soignant que l’infirmière n’ait elle-même appris. Les aide-soignants sont là pour soulager l’infirmière car elle a tellement d’autres charges qu’elle ne peut tout assumer ! Cependant, je vous ai promis de vous raser et je vais le faire.

  • Oh ! Excusez-moi ! Je ne savais pas ! Excusez-moi aussi Mademoiselle. J’ai été trop loin ! (s’adressant à l’aide-soignante, qui, satisfaite et rassurée, quitte la chambre.)

    Alors que je fais le soin, j’amène M. S. à me parler de ce qu’il a fait dans sa vie. Je mets souvent le point sur ce qui en ressort d’enrichissant et de positif.

    A la fin du soin, ravi de cet échange, il me remercie avec effusion et s’excuse de nouveau en disant qu’il ne pensait pas que cela se passait ainsi dans les hôpitaux.

    C’est ainsi, que sans le savoir, je désamorçais un machisme infernal (« Les infirmières sont toutes des putes ! » Ah ! Les fantasmes !!!), et non vraiment voulu, par un simple respect mutuel et un échange des plus naturels.

    Dans ma vie de tous les jours, j’ai abordé les « machos » avec le même respect, en me faisant respecter en douceur. Je n’ai jamais eu aucun problème. Par contre, en retour, j’avais la confiance absolu de ces hommes qui m’ont montré le meilleur d’eux-mêmes et m’ont, parfois, fait des confidences très intimes pour confronter notre vision des choses. De « machos », ils sont devenus des amis et non des « petits amis », bien sûr.

     

    Finalement, cela m’a beaucoup servi de ne pas avoir de cours de psychologie à l’école d’infirmière. N’étant influencée par rien, j’ai laissé parler mon intuition !

    Peut-être étais-je, sans le savoir, déjà libre intérieurement et bien mâture, sans le savoir aussi.

    Je dis cela car beaucoup de collègues dans le même cas, manquaient totalement de psychologie et quelques données les auraient aidées, très certainement. Cela aurait évité des souffrances inutiles de part et d’autre. Actuellement, ces cours font partie du programme.

     

    Avant d’être libre en écoutant son cœur, il est parfois utile que l’on nous montre le chemin, que nous souhaitions le suivre ou non.

    C’est en comprenant cela que dans les années fin 90, 2000, j’ai écrit deux livres : « Qui a dit qu’il n’y avait plus d’espoir ? » et « Qui a dit « Je n’ai pas le choix ! » ?», celui-ci en 3 tomes : « Le choix individuel », « Le choix d’aider », « Le choix de la vie ».

    Le premier a été lu par une vingtaine de personnes, le 1er tome par environ 200, le 2ième tome par une centaine, le 3ième par une trentaine. Et, une panne de l’ordinateur puis du disque dur externe a tout effacé ! Il reste juste un tirage papier.

    Il est vrai que le torrent de montagne était juste en train de devenir le long fleuve tranquille !!!

    Aujourd’hui, le long fleuve a encore quelques crues, mais il est en passe de devenir une mer d’huile ! Hi ! Hi ! Hi ! Y aura-t-il des ouragans ? Ca ! L’avenir le dira !

     

    Lors de mon troisième poste, j’ai accompagné de nombreuses personnes, certes, avec toujours autant de paix intérieure, cependant, ce qui m’a le plus frappée c’est la différence qu’il peut y avoir dans le comportement de deux très jeunes enfants !

    La même nuit, j’ai eu les deux sous ma responsabilité.

     

    Je devais faire deux injections dans la nuit, au premier. Il avait dans les 3 ans.

    Les collègues m’avaient prévenue qu’il frappait sa mère et se rebiffait avec les soignants.

    J’entre dans la chambre.

    Je n’ai plus jamais rencontré de regard aussi « noir » dans tous les aspects du terme, que ce soit de la part d’un adulte ou d’autres enfants ou jeunes gens !!!

    Je lui ai demandé de ne pas me regarder comme cela. Que cela ne changerait rien. Que je devais lui faire une injection pour son bien : « Pourquoi ? Pas ? Pas besoin !» me dit-il, l’air buté. Je lui demandais alors, fermement, de m’écouter. J’expliquais avec des mots à sa portée pourquoi j’avais à le piquer et que je ne pouvais pas faire autrement.

    Je lui ai demandé aussi, tout aussi fermement, de respecter sa mère, en tentant de lui faire ressentir tout l’Amour qu’elle avait pour lui. Par contre, s’il s’avisait de la toucher à nouveau, c’est à moi qu’il aurait affaire !

    Déjà, le regard était toujours noir, mais plus par peur de l’injection que par rebellion méchante. Par contre, je ne l’impressionnais pas beaucoup !

    Sa mère voulait le tenir. J’ai refusé pour qu’elle ne soit pas blessée par les gestes intempestifs de l’enfant.

    Il m’a laissé lui montrer, en lui pinçant très légèrement la peau, le type de douleur qu’il allait ressentir. Devant cela, il s’est laissé piqué sans résister, à mon plus grand étonnement, et m’a dit presque avec douceur que je ne lui avais pas fait mal.

    Je lui demandé d’être sage en lui souhaitant de bien dormir. Regard noir clair !

    Il a été sage. Il a respecté sa mère (du moins le temps de son hospitalisation). Il a accueilli la 2ième injection presque endormi, sans rien sentir.

    Cependant, ce type de regard et cette attitude m’ont interpellée pendant longtemps !

     

     

    Quant au second, c’était un petit bout de chou de 17 mois, très déshydraté, auquel je devais faire prendre, de force s’il le fallait, la potion « magique », en plus des perfusions à changer.

    Lorsque j’entre dans la chambre, curieux, il m’examine. Son regard clair est l’antithèse de celui de l’autre enfant ! Pourtant, il n’est pas très rassuré. Je lui explique le plus simplement possible que, plusieurs fois dans la nuit, je serais obligée de venir le soigner. Que s’il se laisse faire gentiment, cela se passera bien et qu’il sera guéri au matin. De grosses larmes perlent mais avec son langage encore incomplet il me dit :  « i ! » .

    A chaque fois, ce sera le cœur serré que je ferais ce que j’ai à faire. Il participera sans se débattre, enveloppé dans une alèze, avalant péniblement mais sans rébellion la fameuse potion.

    A la dernière visite que je lui fais avant de passer la main, je n’ai plus de soin à lui faire. Je l’avais prévenu lors mon dernier passage, mais, il n’était pas tout à fait sûr de pouvoir me faire confiance ! Quand il comprend que j’ai dit vrai, il me fait un grand sourire prend son petit doigt pour se toucher le nez et avec ce si grand et beau regard clair me dit : « Nez ! ». Idem avec les yeux ! Sa maman est rassurée et reconnaissante que le traumatisme de la maladie et des soins s’effacent ainsi !

     

    Je ne sais ce que sont devenu ces enfants en tant qu’adultes ! J’espère quen chacun aura trouvé ou gardé la paix de l’âme et que leur rayonnemment du cœur aura été libre !

    Cependant, ils m’ont amenée à des questionnements encore plus profonds sur la nature humaine, son pourquoi et son comment.

    J’avais 23 ans.

 

Apprendre la Vie par la mort!

 

Quelques semaines plus tard, mon père « m’offrait sa mort » !

 

Ce sont bien les termes justes !

 

Bien que les Tibétains et Saint Germain disent que pleurer une personne qui part est une montagne d’égoïsme car nous l’empêchons de s’élever vibratoirement, bien qu’à cette époque j’ai eu déjà une vague idée de ces différents plans de conscience vibratoire, mon chagrin et celui de ma mère furent terribles !

 

Et pourtant, mon père est parti en me serrant très légèrement la main, avec un sourire totalement extatique, qu’il a d’ailleurs gardé sur son corps sans vie !

 

Ainsi, un de mes oncles qui avait très peur de la mort et qui avait gardé un souvenir désastreux de la transformation rapide de mon père par la maladie, a été rassuré et très réconforté par cet aspect de sérénité, de bonheur ineffable restés sur les traits de mon père. Cela l’a d’ailleurs beaucoup aidé pour son propre départ bien des années plus tard.

 

 

 

 Je dis que mon père m’a offert sa mort, car, même si j’étais déjà infirmière et m’étais occupée de préparer des défunts, je n’avais jamais assisté à ce fameux passage !

 

Or, la façon dont une infirmière apréhende la mort est essentielle pour l’approche des « partants » et de leurs proches !

 

Une infirmière est sensée réconforter, et, même si elle est troublée émotionnellement, elle est sensée refouler ses émotions, elle est sensée être forte, avoir la maîtrise en toute circonstance ! Sans bloquer les élans naturels du cœur ! Donc sans rigidité protectrice !

 

 

 

A partir de cet instant, alors que j’étais entrée à l’hôpital public à la demande de mon père mourant, j’ai eu à être présente lors des départs de nombreux patients que j’avais accueillis à leur entrée et dont le pronostic vital était en jeu.

 

Une de mes collègues avait constaté la même chose pour les siens.

 

Nous trouvions cela curieux. De plus, il est encore plus difficile de laisser partir les personnes auxquelles nous nous attachons, dans ce cas, parce que nous les connaissons mieux ! Bien accueillir un patient crée des liens de confiance plus puissants.

 

 

 

La confiance ne naît pas simplement de l’accueil que nous faisons. Elle naît aussi de l’attitude de respect, de sérénité, d’autorité naturelle que véhicule inconsciemment l’infirmière et de ses compétences tant pratiques qu’humaines.

 

Or, la confiance des malades dépassait parfois ce que je croyais pouvoir faire !

 

 

 

J’étais dans ce service depuis très peu de temps. M. T. avait une maladie incurable et le savait. Il était d’une très grande discrétion et dégageait une aura de grande sagesse. Il parlait peu et choisissait très attentivement ses interlocuteurs. Après m’avoir observée quelques jours, il me dit :

 

« Petite, je vais mourir ! Je vais te demander quelque chose d’important. Je ne peux le demander qu’à toi !

 

  • Je suis honorée de votre confiance. Si je peux vous aider, cela sera avec plaisir !

  • Voilà ! Je veux mourir seul. Je ne veux personne à mes côtés pour « me tenir la main ». Tes collègues croient qu’elles ont à être là ! Je ne veux pas. Je veux partir en paix.

  • Ouaouh ! Ce n’est pas si facile M. T. ! Je ne suis pas là depuis longtemps par rapport à elles ! Elles ne m’écouterons pas !

  • Si ! Ce n’est pas par hasard que c’est à toi que je le demande. Tu en auras la force.

  • La force ! Oui ! C’est sûr ! Le tout, c’est que je sois écoutée. Je vais faire mon possible !

  • Je te remercie, Petite ! Je crois en toi !

  • Je vous souhaite bonne chance M. T. et je souhaite de tout cœur que vous soyez entendu. A plus tard.

  • A plus tard mon enfant. Je « sais » que tu vas faire au mieux !»

     

    Pas évident ! Pourquoi moi, en plus ?

    Parole donnée, parole respectée !

    J’en parle à une collègue plus âgée et qui peut comprendre cette requête.

    Elle m’aide à lancer la perche, délicatement, aux autres collègues de tout bord. Nous croisons les doigts et souhaitons de toute notre âme que le vœu de M. T. soit exaucé.

    Il est parti de nuit, seul. La collègue l’a trouvé un peu plus tard et en a témoigné, car, le sourire de M. T. était tout aussi extatique que celui de mon père. Elle n’en avait jamais eu l’expérience !

     

     

    Quelques temps plus tard, M. R. m’interpelle.

    « Bonjour Petite ! J’ai besoin d’aide ! Je sais que tu vas m’aider !

  • Bonjour M. R. ! Si je le peux , cela sera avec grand plaisir !

  • Voilà ! Je suis foutu ! Je n’en ai plus pour longtemps ! Ce n’est pas ça qui m’ennuie ! Ce qui me dérange c’est que je ne suis pas en paix avec la religion ! Et, … je veux partir en ayant réglé cela !

  • Vous savez, la paix ne dépend pas forcément de la religion même !

  • Oui ! J’en suis sûr ! J’ai vu tellement de mensonges et d’atrocités dits et faits au nom de la religion !!! Non ! Ce qui m’importe, c’est Dieu ! Je ne sais pas ce que c’est ! Quoi en penser ! Et je ne veux pas de lien avec la religion ! Je sens que c’est plus universel !

  • Oui ! Dieu est plus un concept et un ressenti que quelque chose de palpable !

  • Oui ! Mais toi, tu dois bien avoir une idée !

  • … ! Lorsque j’ai fait la préparation de ma communion solennelle, il m’est arrivé quelque chose. Nous avions passé trois jours à réfléchir sur ce concept avec le curé, en groupe. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais bien, heureuse. Je rentrais à la maison en vélo avec une amie d’enfance. Il avait fait orage juste avant. La lumière était douce, ne nous éblouissait pas et semblait un peu irréelle. Tout à coup, descendues de vélo parce que la pente juste avant était un peu trop raide pour nos petites jambes, nous nous sommes mises à voir les fourmis, d’autres insectes rampants, les escargots, qui traversaient le chemin. Nous les évitions tous. Nous ne voulions en blesser aucun. Le chant des oiseaux nous semblait différent, comme si nous pouvions tous les identifier, comme si tous s’étaient donnés rendez-vous pour nous faire écouter un chant différent. Dieu, c’est peut-être cela : ce qui fait la beauté de la Nature, sa magie, ce faux silence si riche ! Vous savez, cela nous a rendu heureuses pendant très longtemps, sans que nous sachions vraiment pourquoi !

  • Oui ! Oui ! Oui ! Ca me parle ! Je vais y réfléchir ! Moi aussi j’ai déjà vécu cela ! Merci, Petite ! »

     

    Là encore, pourquoi moi ?

    Mystère !

    Je ne donnais que des soins assortis de mots sympas et encourageants, très peu car toujours à la course !

     

    Quinze jours plus tard, M. R. me dit :

    « Tu sais, Petite, notre conversation m’a beaucoup aidé ! Je suis en paix avec Dieu maintenant ! Je peux partir tranquille ! Je me sens bien, très bien, malgré la maladie qui me ronge ! Je n’ai même plus mal, sans calmants !!! Je ne suis plus essoufflé et mon cœur ne palpite plus comme un fou !!! »

    En effet ! Il est parti, lui aussi seul, avec ce magnifique sourire confiant, serein, magique, quelques jours plus tard !

     

    Il n’y a vraiment pas grand-chose à faire pour rendre les gens heureux dans des circonstances qui semblent si tragiques à ceux qui restent !!!

     

    Par contre, l’antithèse du bonheur de partir existe aussi !!!

    Beurk !

    Il n’arrive jamais rien sans raison ! Mais là ! Beurk ! Plus jamais ça !

     

    M. F. arrive sur un brancard assez confortable. Plus aucun lit n’est libre ni dans notre service, ni dans le service dans lequel il devrait transiter. Il fait un accident vasculaire cérébral massif. Nous entretenons ces besoins vitaux avec tous ce que nous pouvons faire de mieux. Malgré une équipe dévouée et compétente, il décède, le faciès figé, comme en colère, trois quart d’heure plus tard. Or, il était semi-comateux et n’avait jamais pu communiquer avec l’équipe.  Cela me chiffonne car je ne comprends pas pourquoi ce départ « l’air fâché ».

     

    Quelques minutes plus tard, M. G. sonne. Je réponds. Il est dans une colère noire après les médecins, qui, d’après lui, sont incapables de le soigner. « C’est une honte !!! Je ne veux pas mourir !!! Ils ne font rien !!! … .». Son pronostic vital n’est apparemment pas engagé dans l’immédiat ! Alors, … pourquoi cette rébellion ?!?!!

    J’essaie de l’apaiser. Cependant, il ne peut écouter ! Il me certifie qu’il n’en a pas après moi mais il continue à « incendier » abondamment les médecins de tous acabits. Je lui demande s’il se sent le courage de le dire lui-même aux médecins. Cela le calme un peu et il me libère. Il me dit qu’il avait besoin de le dire à quelqu’un et me redit qu’il n’en a pas après moi.

    Il meurt un quart d’heure après, seul, avec le même faciès coléreux que M. F. juste avant ! Je le trouve ainsi, quelques instants après ma visite, car, inquiète quand même, je le surveillais de près.

    C’est la première fois de ma carrière, brève encore, il est vrai, que je rencontre autant de haine contre « l’injustice de la vie », en si peu de temps, chez des mourants.

    Je me dis alors intérieurement, avec puissance : « Plus jamais ça ! Ce n’est pas normal ! Je demande de l’aide pour que les gens n’aient plus à souffrir en partant» ! 

     

    Non seulement je n’ai plus jamais rencontré ce cas, mais, j’ai pu donner confiance en elles, aux personnes en partance. Elles ont pu ressentir la richesse de leur vie, même celles qui en doutaient le plus, avant de laisser ce monde-ci, en paix avec elles-mêmes et l’univers !

    Je n’ai plus rencontré non plus de cas comme Monsieur T. !

     

    Parfois, leur départ était inattendu, certes ! Car, avant de comprendre que je les aidais vraiment, certains m’ont prouvé comment je « rayonnais», ce qui les apaisait sans que je m’en rende compte au début. Les premiers cas de M. T. et de M. R. ne m’avaient pas encore « mis la puce à l’oreille » !

     

    Dans le quatrième poste que j’occupais déjà depuis un certain temps, alors que je rentrais de congés, les collègues me transmettent que M. H., a une pathologie grave, qui ne met pas sa vie en danger pour l’instant. Ce qui pose le plus de problèmes à l’équipe, est son caractère, on ne peut plus difficile.

    Cela tombe bien. Il sonne. Je vais savoir ce qu’il en est.

    Je frappe, entends un : « Entrez » double et puissant. Deux patients se partagent la chambre.

    « Bonjour Messieurs ! Que puis-je pour vous ? Oh ! Oh ! Pardon ! Je vois ! »

    En effet, M. H. est recroquevillé au fond du lit, les jambes repliées, le dos fléchi dans une position vicieuse ! Un tableau très inconfortable pour lui !!!

    «  M. H., vous sentez-vous la force de m’aider à vous remonter si je vous prends ainsi ?

  • Bien sûr, mon Petit !

  • Vous savez, je peux très bien appeler une collègue.

  • J’ai encore des forces vous savez. »

    Effectivement, avec légèreté, et même, une certaine grâce, d’un seul coup, il se retrouve en bonne position. Il me remercie avec chaleur. Le voisin aussi, pour M. H.. Il ne présente aucune gêne apparente, n’a aucun signe de défaillance et ses constantes sont normales.

    Ainsi, nous engageons une petite conversation chaleureuse et gentiment animée. Rien, de ce que me laissaient entendre mes collègues !!! Curieux !

    Alors que je leur promets à tous deux de repasser les voir bientôt et que je m’apprête à quitter la chambre, M. H. regarde au-dessus de mon épaule droite. D’abord il sourit chaleureusement. Puis son visage devient rayonnant et son sourire extatique, tout en me disant : « A tout à l’heure ! » avec une grande gentillesse.

    A peine quelques minutes plus tard, le voisin de chambre de M. H. sonne. J’y vais.

    « Que puis-je pour vous Messieurs ?

  • Je crois que le voisin se sent mal ! » me dit le voisin de chambre.

    En effet ! Il est parti pour « les neiges éternelles » !!! Comme cela ! Sans prévenir !

     

    Il m’a fallu quelques années de plus pour comprendre ce qui s’était réellement passé !

    Oh ! Pas au niveau thérapeutique ! Son cœur étant très faible, c’est le moment qu’il a choisi pour s’arrêter de battre !!! Avec une tension et un pouls normaux juste avant ! Cela m’a interpellé car j’étais jeune dans le métier. C’est tout.

    Au niveau spirituel par contre, il m’a fallu être initiée à bien plus de maîtrise pour comprendre !

    Les patients ont continué à me montrer, avant ! Cela m’a parfois inquiété avant d’y trouver de la « normalité » !!!

     

    Quelques temps plus tard, M. N. refuse catégoriquement de se faire opérer. Le chirurgien et l’anesthésiste sont désolés : cet homme souffre beaucoup et une intervention le soulagerait irrémédiablement !

    Lorsque je passe le voir, il me dit avant toute autre chose :

    « Ah ! Ne venez pas pour essayer de me convaincre vous aussi ! C’est non ! Je ne me ferais pas opérer !

  • Bonjour M. N.. Je passais pour faire connaissance avec vous et en profiter pour vous prendre les constantes et changer votre perfusion.

  • Je ne veux rien ! Ce n’est pas la peine !

  • M. N., personne ne mérite de souffrir comme cela ! Il y a toujours une solution !

  • Oui ! Ici c’est l’opération et je n’en veux pas !

  • Pourquoi avez-vous si peur d’être opéré ?

  • Ce n’est pas de cela que j’ai peur ! »

    Alors, je ressens puissamment en moi que cet homme a peur du diagnostic ! Il est plus jaune qu’un coing bien mûr. Un vilain jaune ! Il sent confusément que c’est bien plus grave qu’une simple obstruction des voies biliaires.

    «  Vous avez peur du résultat, n’est-ce pas ?

    Vous savez, quel qu’il soit, l’opération va lever l’obstacle qui cause cette grande douleur. Vous pouvez faire confiance aux médecins. Ils sont excellents et feront ce qu’il faut pour vous aider au maximum.

  • Je connais leurs compétences. Je sais qu’ils sont « des bons » ! Et, … oui ! J’ai très peur du résultat !

  • En fait, M. N., qu’est-ce que cela change ? Pourquoi souffrir alors que nous pouvons vous soulager ! »

    Il m’observe alors intensément et plonge son regard dans le mien. L’échange est silencieux, profond, d’âme à âme !

    Je ne sais ce qu’il voit dans la mienne.

    Ce que je ressens de la sienne, c’est qu’il s’apaise, reprend confiance et devient serein.

    «  Je n’ai pas peur de mourir, vous savez ! Par contre j’ai très peur de cette maladie !

  • D’abord, nous ne savons pas encore de quoi il retourne. Ensuite, quel que soit le résultat, nous sommes là, avec vous. Nous vous soutiendrons.

  • … ! D’accord ! Je vous fais confiance ! J’accepte l’opération !

  • En êtes vous sûr ? Préférez-vous y réfléchir davantage ?

  • Non ! Ma décision est prise. Je vous laisse le dire aux Docteurs !

  • Bien ! Je repasserais bientôt vous dire l’heure de l’intervention !

  • Déjà !

  • Ne croyez-vous pas que vous avez assez attendu et assez souffert ?

  • C’est vrai ! Faites ! A tout à l’heure ! »

     

    Ce sont des médecins surpris et ne comprenant pas du tout ce revirement qui me donnent l’heure de l’intervention du lendemain, après m’avoir demandé et redemandé, pourquoi et comment ce patient avait changé d’avis. Ils ne comprenaient pas plus que moi.

     

    M. N. est opéré. Il revient en chambre de grande surveillance, apaisé, souriant, malgré une sonde naso-gastrique qui aspire un liquide plus qu’abondant, d’aspect vert noirâtre, et, branché à plein « d’autres tuyaux » comme disent les néophytes !

    Le lendemain, après qu’il ait récupéré un peu de l’anesthésie, il me regarde entrer avec un sourire rayonnant et un regard limpide, heureux.

    Nous échangeons quelques mots à peine lorsqu’il se met à vomir des litres de liquide du même aspect que celui de la poche reliée à la sonde nasale. Je le soutiens et l’aide dans l’épreuve, un peu surprise tout de même par cette quantité inhabituelle, car déjà drainée avec efficacité par ailleurs.

    Quand la tempête est passée, une jeune infirmière inquiète et triste dit :

    « Je suis absolument désolée de vous avoir décidé à vous faire opérer M.N.. Vous devez souffrir en vomissant, à cause de cette grande cicatrice abdominale! En plus cela n’arrive jamais, surtout avec une sonde gastrique efficace!

  • Ne vous inquiétez pas mon Petit Ange Bleu ! Je ne souffre pas du tout ! Ceci n’est rien ! Et je ne vous remercierez jamais assez de m’avoir aidé à prendre cette décision.

  • Par contre, moi, je me le reproche. Ce n’est pas la première fois que vous vomissez ainsi depuis hier. Je sais combien cela doit tirer sur vos points !

  • Non ! Je vous assure ! Cher Petit Ange Bleu, vous avez tout changé pour moi ! »

    Je le quitte peu après, très surprise quand même par cette appellation, par ces affirmations aussi, et, en me sentant complètement coupable de son inconfort, qui se reproduisit de nombreuses fois malgré toutes nos vérifications et surveillances pointues !

    Deux jours plus tard, son état s’est amélioré mais il vomit toujours régulièrement en plus de l’aspiration. Le chirurgien semble trouver cela peu inquiétant, cependant, je me culpabilise toujours !

    Lors d’une des nombreuses visites que je lui fais, il me dit à nouveau :

    « Oh ! Mon Petit Ange Bleu, je suis transformé grâce à vous ! Merci, merci, encore merci !

  • C’est gentil M. N. . Cela n’améliore pas mon sentiment de culpabilité, mais c’est très gentil ! Dites-moi, pourquoi m’appeler votre Petit Ange Bleu ! Est-ce à cause de mes yeux ?

  • Non mon Petit !

  • Je ne porte que du blanc ! Pourquoi donc, alors ?

  • Cher Petit Ange Bleu ! Vous avez transformé ma Vie ! C’est très important pour moi. Vous m’avez aidé à prendre la meilleure décision qui soit. Je me nettoie de tout ce qui m’a fait souffrir jusqu’ici. C’est normal que je le vomisse. C’est ma façon de « faire le ménage » ! Je suis prêt à partir vers « autre chose » ! Je n’ai plus peur ! Un jour, vous comprendrez pourquoi je vous dis ceci, pourquoi je le ressens et pourquoi je vous nomme ainsi ! »

    En effet, M. N. était si près à partir qu’il le fit, là aussi, sans signes précurseurs. Trois jour après, il rejoignait « autre chose » !

     

    Il m’a fallu plus de dix ans pour que ma culpabilité s’efface et que ma compréhension s’éclaire !!!

     Pendant ces dix années, d’autres morts impromptues, dans une immense paix, voire, une joie incommensurable sont arrivées après des conversations anodines. Ces échanges avaient pour particularité d’être simplement riches de vie, de simplicité, de naturel, de vérité du Cœur. De ceci, je me suis rendue compte bien plus tard, quand j’ai compris pourquoi et comment la nature humaine a besoin de cela pour sa liberté et son évolution !

     

    En attendant, je multipliais les expériences de ce genre :

    Mme D. est là depuis quelques jours lorsque je reprends du service, un matin. Selon le principe d’aider pour les personnes les plus difficiles, je vais faire la toilette à cette dame, dite agressive par mes collègues.

    Elle a eu une intervention bénigne et n’a rien qui puisse mettre son pronostic vital en question.

    Je frappe, attend quelques instants car pas de réponse et entre.

    Je me présente, car nous ne nous connaissons pas encore. Elle répond à mon bonjour.

    Je lui explique que je viens l’aider pour la toilette. J’essaie de respecter au mieux ses habitudes malgré une certaine dépendance due à son grand âge et à son intervention chirurgicale dont il reste quelques séquelles légères.

    Nous barvardons peu, centrées sur nos gestes.

    Lorsque nous avons terminé, avant que je ne prenne congé, elle me demande :

    « Puis-je vous embrasser, ma Petite ?

  • Avec grand plaisir, Mme D.

  • Vous êtes si gentille et si douce.

  • Ceci est réciproque Mme D. . J’ai beaucoup apprécié de rester un moment avec vous. »

    Ceci dit, elle se serre contre moi et m’embrasse chaleureusement.

     

    Lors des transmissions de la mi-journée, quand son tour arrive, je raconte la réaction de Mme D. .

    «  Elle a parlé ? » me disent mes collègues, étonnées.

    « Oui ! Puisque je vous dis qu’elle a demandé à m’embrasser et que nous avons échangé lors de sa toilette!

  • Ce n’est pas possible ! Elle ne parle à personne depuis 3 mois. Avant de venir ici, elle a eu un accident vasculaire cérébral. Elle a récupéré la mobilité de ses membres mais pas la parole.

  • Que dit sa famille !

  • Oh ! Elle est fâché avec eux depuis plusieurs années. Elle vivait seule et un peu en recluse ! »

    Oups !!!

    C’est l’heure de partir. Je verrais cela demain.

     

    Le lendemain matin, je demande à m’occuper à nouveau de Mme D.. Mes collègues sont ravies de me la laisser à charge.

    Même accueil, même gentillesse !

    Avec délicatesse, je lui dis que mes collègues m’ont transmis qu’elle ne parlait pas et qu’elles croyaient que c’était dû à son AVC.

    « J’ai toujours pu parler mais je n’en avais pas envie !

  • La vie vous a beaucoup écorchée, n’est-ce pas ?

  • Oh ! Oui ! D’ailleurs je ne veux plus voir les gens de ma famille ! »

    Puis, nous parlons de choses et d’autres, car le traumatisme semble violent et trop présent.

    Les jours suivants, je suis de garde l’après-midi. Je maintiens un dialogue avec Mme D. sur la philosophie de la vie. Elle me fait de plus en plus confiance et, un jour, elle me dit qu’il ne lui tarde qu’une chose : mourir !

    « Je vous comprends Mme D. . De l’expérience que j’en ai, les personnes partent en paix quand elles ont réglé les problèmes de toutes sortes, surtout les plus épineux !

  • Je le sens aussi ! Simplement, je n’ai pas la force d’affronter ma famille. S’ils ne m’ont pas comprise, je n’ai rien fait pour les y aider ! Voudriez-vous m’aider ?

  • Volontiers. Si vous m’autorisez à le faire, aucun problème. Y a-t-il une personne avec laquelle vous avez plus d’affinités ?

  • Oui ! Ma fille !

  • Hé bien soit ! Je m’en occupe et vous tiens au courant ! 

  • Puis-je vous demander un autre service, s’il vous plaît ?

  • Je vous en prie !

  • Si mes enfants viennent, pouvez-vous être là aussi ? J’ai un peu peur !

  • Je travaille plusieurs jours d’après-midi, dont ce week-end. Cela semble donc possible ! Et, surtout, ne vous inquiétez pas : tout se passera bien !

  • Je vous remercie vraiment beaucoup. Je compte sur vous.»

    Ainsi fut fait !

    La famille était rassurée que je serve d’intermédiaire !

    Très beau et émouvant ces retrouvailles.

    La timidité du début fit vite place à l’Amour familial !

    Je me retirais alors sur la pointe des pieds aprsè un regard de connivence avec Mme D. !

    Quinze jours de partages très riches et du bonheur de se retrouver.

    Et, … une nuit, sans crier gare, Mme D. a été exaucée : elle est morte à cette vie, en paix !

    Sa famille, avec laquelle nous avions aussi beaucoup échangé, car elle se demandait quel miracle avait « ouvert les portes », a compris le souhait véritable de leur aînée. Ils le lui ont dit avec beaucoup d’Amour et de tendresse retrouvés.

    Ils ont donc compris ce départ inattendu.

    Malgré leur peine, ils étaient heureux des échanges irremplaçables qu’ils venaient tous de vivre ! Ils estompaient des années de doute et de souffrance d’un manque de communication invivable !

     

    Laisser partir les gens que nous aimons !

    Pas facile !

    Et pourtant, c’est vraiment une preuve d’amour inconditionnel de grande noblesse !

    Cependant, avant de partir, il est bon d’être rassuré aussi sur le sort de ceux qui vont rester !

     

     

    Mme R. a plus de 90 ans. Son corps est grandement usé. Il tient par le miracle d’un esprit révolté. Elle a un fils trisomique de 60 ans. Si elle part, qui va s’occuper de lui ?

    Ses autres enfants la rassurent !

    Oui ! Mais … ! Et le Petit, lui, il ne comprend rien à la mort ! Il ne va pas s’en remettre ! Elle ne peut pas partir !

    Petit à petit, nous préparons le « Petit ». Il comprend très bien que sa « maman » reste pour lui et souffre, car elle a fini par avoir des escarres malgré la compensation en protéines et les soins que nous lui faisons. Elle ne peut même plus « faire bonne figure » devant les siens.

    Voyant sa mère grimacer de douleur, le « Petit » dit à sa mère avec des mots aussi crus que ceux d’un enfant :

    « Maman, je sais que tu vas mourir. Je sais que tu veux rester pour moi. Mon frère et ma sœur s’occupent de moi. Ce n’est pas la peine de rester, tu sais. Je vais bien et je suis heureux. Et, quand tu as mal, moi aussi j’ai mal ! J’ai mal à mon cœur. Je suis triste que tu partes mais c’est mieux. »

    Devant tant de candeur et de vérité, Mme R. cherche quand même à savoir si c’est bien ce que pense réellement son fils. Puis, convaincue, elle lui réaffirme son amour. Lui aussi.

    Rassurée, elle « part » dans la nuit, sereinement, en dormant. Elle avait demandé à ce que sa famille rentre chez elle car elle ne voulait pas aggraver leur peine. Ils insistaient. Je leur expliquais le véritable désir de leur mère. Ils lui dirent alors qu’ils la laissaient libre de partir et eux aussi témoignèrent de leur immense amour et de leur admiration pour son courage. Ils la remercièrent sincèrement pour toute la richesse de cœur qu’elle leur avait apporté pendant ce séjour, toujours trop court, dans leur vie.

     

    « Maman est au ciel maintenant. Elle n’a plus mal. Elle me veille, je le sais. Je suis triste parce qu’elle est partie et je suis content parce qu’elle n’a plus mal. C’est drôle, dis !

  • Oui ! Et pourtant tu sens très juste ! Ta maman est toujours là, dans ton cœur avec tous les bons moments que vous avez passés ensemble.

  • Je suis content ! Tu es gentille. Je peux te faire un bisou !

  • Bien sûr ! »

     

    Ce genre de situation permet de guider bien d’autres familles et conjoints dans le lâcher prise : les valeurs du coeur sont universelles !

    Dans les moments tragiques, elles refont surface quelles que soient les défenses fabriquées pour survivre !

     

    Oui ! Et comment faire pour qu’elles vivent dans les autres moments ?

    Faut-il toujours ce type d’extrême pour être VRAI ?

     

 

Et moi? Est-ce que je vis réellement?

 

Des témoignages d’accompagnement, j’en aurais des dizaines et des dizaines à raconter.

 

Cependant, seuls quelques uns d’entre eux m’ont permis de mieux accomplir les autres. Le fait que mon vœu de « plus jamais de départ dans l’inconfort » ait été exaucé en totalité a permis ces « petits miracles », toujours renouvelés.

 

Les premiers cités ont réveillé la conscience de mes possibilités.

 

Celui qui suit a changé ma vie.

 

 

 

Mme S., femme remarquable, est là pour une phase terminale de maladie. Elle est chaleureuse, ouverte, lumineuse.

 

Lors des soins, nous échangeons énormément car nous avons beaucoup de centres d’intérêts communs, en particulier notre curiosité sur le sens de la Vie.

 

Nous sommes donc amenées à parler de la guérison par les mains et des médecines douces énergétiques.

 

Elle me parle du Reiki, cette méthode énergétique de guérison d’origine indienne à la base, retrouvée par un japonais, Mikao Ushui et remise au goût du jour dans les années du mi vingtième siècle, par ses deux élèves.

 

J’ai beaucoup de mal, à cette époque de ma vie, à me projeter dans l’esprit de ce genre de méthode, malgré tout ce que j’ai déjà appris depuis mes quinze ans.

 

 

 

Cette dame va me révèler alors un de ces rêves, si puissant, qu’elle en est particulièrement émotionnée. Elle s’est vue toute lumineuse, légère, heureuse et entourée  de la chaleur aimante d’un soleil magnifique.

 

Elle me dit alors :

 

«  Ce rêve ouvre deux possibilités : soit je guéris totalement, soit je pars. Si je guéris, je continue dans cette méthode jusqu’à la maîtrise pour vous initier. Si je meurs à ce monde, vous trouverez ! C’est ainsi ! »

 

 

 

Quelques temps plus tard, alors qu’elle souffrait beaucoup lors d’un soin, fait pourtant avec le maximum de douceur, elle fait un grave malaise.

 

Je la « rappelle » alors et lui affirme que sa famille n’a pas encore passé le cap du lâcher prise de son départ. Elle « revient ».

 

Ce n’est que dans les jours qui vont suivre que nous allons, tous, mesurer la puissance de l’Amour.

 

Après cet épisode, elle comprend qu’elle ne va pas rester.

 

Elle se marie donc avec son compagnon de vie de bien des années, et, elle le prépare ainsi que ses enfants. Tous refusent ce départ.

 

Malgré des calmants puissants et appropriés, cette femme va alors souffrir le martyre à chaque fois que nous allons la mobiliser, même le plus précautionneusement du monde, lors des soins, réguliers et incontournables. Je vais me culpabiliser alors pas mal, de l’avoir « ramenée » !!! Lorsque je m’en excuse, elle me dit que je lui ai fait un cadeau merveilleux !!!

 

Les voies de l’esprit sont parfois impénétrables !!! Du moins momentanément !!!

 

 

 

Elle va tenir ainsi quinze jours de plus, le temps que chacun de ceux qu’elle aime profondément accepte cette fatalité.

 

Nous en sommes tous malades !

 

Nous aussi, l’aidons à préparer sa famille, sans trop de succès, jusqu’au jour où l’un d’entre eux entre inopimément dans la chambre malgré le soin en cours.

 

Le choc de voir sa mère souffrir ainsi va tout changer en un instant. Il comprend enfin ce que nous leur disions à chacun : leur mère et femme ne tient que par amour pour eux, en attendant qu’ils soient prêts à son départ.

 

Ils se réunissent et l’un après l’autre, vont lui dire au revoir en lui demandant le pardon pour leur inconscience.

 

Elle m’en fait part, ravie, soulagée, libérée d’un grand poids. Elle décède dans cette paix si merveilleuse que le rêve lui avait déjà accordé.

 

Sa beauté est telle qu’à l’intérieur de mon Etre jaillit ce cri : « Si je ne peux aller au Reiki, le Reiki viendra à moi !»

 

 

 

Trois mois plus tard, alors que je reçois une personne qui devait venir chez moi, elle est accompagné d’un ami car sa voiture était en panne.

 

Il me demande si je connais la lithothérapie car j’ai une vitrine pleine de pierres et minéraux.

 

Je ne connais pas ! Nous parlons de médecines douces diverses, et, alors qu’il voit que je suis plus qu’intéressée, il me dit : « Je suis Maître Reiki ! » …

 

Un mois plus tard, je suis initiée au premier niveau. Et là, miracle, je ressens, au bout de quelques minutes, comment méditer !

 

Malgré tous mes essais antérieurs et tous les conseils lus à ce sujet, mon mental ne s’était jamais arrêté !!! Un véritable ordinateur !

 

Et là, tout à coup : paix ! Une splendide fleur de lotus  turquoise se mit à battre comme un cœur, lentement, posément, sur mon écran intérieur d’un profond bleu indigo ! Magnifique !!! Simultanément, je ressentis comme si ma peau était frottée doucement et avec insistance sur le milieu de mon front comme le diamètre d’une pièce de 5 francs. Parfois cela devenait tellement insistant qu’une gêne momentanée s’en suivait.

 

Jusqu’au jour où … !!!

 

 

 

Ce fut le début d’une autre vie !

 

 

 

Cependant, il y avait eu un autre facteur déclanchant !

 

Si, au niveau professionnel, je me régalais tous les jours autant de faire ce métier si enrichissant, ma vie privée me posait de grands soucis !

 

Autant je savais redonner le goût de la vie à ceux qui l’avaient perdu, autant je voulais quitter ce monde car je n’y trouvais pas d’Amour Vrai dans mon entourage. Du moins, pas l’Amour Vrai tel que je le concevais pour ma vie privée : un idéal spirituel élevé n’est pas facile à porter dans le monde matériel. Pour le réaliser, il est bon d’être totalement libre de se réaliser ! Cela ne se gagne pas en un battement de cil !

 

Donc, j’appelais la mort !

 

 

 

J’ai failli être exaucée.

 

Seulement, au moment d’enclancher le processus j’ai eu le choix, réellement le choix : intérieur.

 

Aussi clairement que si je parlais à quelqu’un, un dialogue intérieur avec je ne sais quoi ou qui s’est établi en moi :

 

« Tu veux partir, certes ! Tu le peux ! Simplement, tu as acquis de nombreuses connaissances sur tous les plans. Si tu pars maintenant, il te faudra repasser par l’incarnation et tout son apprentissage afin de revenir au moins à ce niveau de conscience ! »

 

A la vitesse de la pensée, il m’a été montré tout ce que cette vie m’avait apporté de conscience tant terrestre que spirituelle à adapter au monde, grâce à toutes les rudes épreuves qu’il m’avait fallu traverser avec succès pour en arriver là.

 

Oups ! Pas envie de revivre certaines périodes !!!

 

Cependant, il était on ne peut plus clair que non seulement il me fallait parfaire ces connaissances et accroître ma conscience, mais aussi qu’il me fallait patienter quelques longues années de plus avant de pouvoir les partager vraiment !

 

 

 

Alors, avec une puissance inouïe, j’ai su ! J’ai su que j’avais le courage et la patience d’attendre.

 

J’ai ressenti combien tout ce savoir plus ou moins conscient et si naturel, puissant, réel pouvait servir un jour.

 

J’étais prête à le parfaire pour mieux le comprendre aussi.

 

Je choisis donc la vie, car le stade « couche-culotte » nous faisait perdre du temps !

 

Je ressentis la marche inexorable du Monde et l’accélération de l’évolution qui s’amorçait dans les consciences. J’avais ma part à accomplir dans ce monde là !

 

Difficile de traduire les ressentis en mots ! Cependant, certains ressentis sont au-delà de la simple perception, qui, elle, peut être mise en doute selon le niveau de conscience de la personne. La, c’était une révélation incontournable, si puissante et si claire qu’aucun doute n’était permis.

 

 

 

Oui ! Je vis et ressentis simultanément comment nous étions tous inter reliés et comment la conscience éveillée de l’un, se transmet par cette reliance inconsciente, et, une grande paix, doublée d’une joie profonde s’installèrent en moi.

 

Peu de temps après, Mme S. entrait dans le service où je travaillais !

 

 

 

Le Reiki me reconnectait à moi-même et je rencontrais ensuite toutes les opportunités pour guérir mes émotions, les comprendre, les transcender et m’initier à la médecine énergétique traditionnelle chinoise.

 

 

 

Avec tout cela, il me fut donné la grâce de ressentir où la nature humaine met des limites dans toutes ces méthodes et comment cela peut être dangereux pour ceux qui sont « soignés » !

 

Le Reiki est d’ailleurs souvent décrié car certains l’utilisent sans discernement et donnent des conseils peu adaptés aux gens. Par exemple, on ne peut pas faire arrêter un traitement vital à quelqu’un sous prétexte que le Reiki peut tout ! Il faudrait que la personne ait retrouvé toute sa conscience intérieure pour prendre une décision ferme, éclairée et sage qui l’amène à la guérison totale et définitive !

 

 

 

Même si globalement, quelqu’un peut comprendre le processus de guérison, l’incarnation de cette conscience dans la vie terrestre est beaucoup plus lente car les vibrations y sont bien plus denses.

 

Nous commençons juste à découvrir scientifiquement que les émotions, les pensées, et donc la méditation, modifient l’ADN et avec, la santé, en positif, ou, en maladie, pour les pensées et émotions denses et lourdes, pesantes ou violentes.

 

 

 

Avant que ce ne soit admis pour être ressenti, avant que la  majorité reprenne confiance en soi, cela peut prendre beaucoup de temps, … ou pas !!!

 

 

 

La maîtrise s’acquiert simplement quand nous sommes prêts à la manifester dans notre vie :

 

« Que ferait un Maître de Sagesse dans telle condition ?

 

Tiens, avec un peu de persévérance et de volonté j’en suis capable !

 

Je suis capable d’arrondir les angles !

 

Je suis capable de prendre du recul sur les situations pour les remettre à leur juste place dans le temps et l’espace de vie qu’elles prennent!

 

Tiens, je suis capable d’arrêter de tourner en rond sur un sujet! De ce fait,  Je suis capable d’écouter mon intuition, et en plus, ça marche à tous les coups !!!

 

Tiens quand je suis ferme, conscient de la justice de la situation, on m’écoute et me respecte !» Ect, … !!!  

 

 

 

Se connaître soi-même dans chaque qualité au lieu d’en douter et notre vie change du tout au tout !!!

 

Sans le doute, la confiance rayonne !

 

Les pensées deviennent de plus en plus positives et quand les doutes et le négatif reviennent : « Tiens, que fait le Maître dans ces conditions ? » La solution jaillit de l’intérieur comme une houle puissante.

 

Ecoutons donc ce qui jaillit ainsi de notre cœur profond !

 

C’est tout ce qu’il y a à faire : écouter notre intuition profonde, jaillie du cœur libéré des entraves du doute !!!

 

Il devient alors évident que chacun a droit à la liberté d’Etre et que la nôtre doit s’adapter à celle que nous reconnaissons à l’autre. De ce fait, l’égoïsme n’a plus lieu d’être et l’ego évolue vers des sphères plus évoluées.

 

N’est-ce pas que la Terre serait alors un véritable paradis pour chacun ?!!!

 

 

 

En réalité, un Maître, extérieur à nous, (société ou gourou) ne fait souvent que semer plus de doute encore sur nos propres capacités.

 

Peu d’entre nous sont capables de se dire :

 

qu’ils valent autant que les décideurs et que tout est en chacun !

 

Qu’il est juste bon d’en prendre conscience et de l’utiliser.

 

Que cela amène à la relation inter humaine la plus équilibrée : celle d’égal à égal quel que soit l’âge, la fourchette sociale, culturelle ou autre de notre vis-à-vis.

 

 

 

D’où, … écoute et respect mutuel de l’expérience de vie de l’autre sans jugement arbitraire !!!

 

Hé ! Oui !!!

 

 

 

Malheureusement, beaucoup « d’élèves de la vie » se laissent porter au lieu de se prendre en main !!! Ainsi, le Maître en eux-même s’éloigne tous les jours un peu plus au lieu de se développer !!!

 

La vie se charge alors de réveiller les consciences par des épreuves plus ou moins terribles selon le degré de soumission du fameux « élève » ! Certains sont amenés à toucher le fond du fond, pour ébranler enfin les « croûtes de non vie » amassées autour de « l’Etre », du Maître en eux, afin qu’il puisse se manifester.

 

L’étape suivante sera la découverte du Non Etre dans la conscience parfaite de l’Unité en toute chose. Là ! La Paix est incontournable !

 

 

 

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivenet aisément .» Voici le trésor que citait notre prof de français en classe de 1ère !

 

Ce que je dis aujourd’hui, je le ressens puissamment. Le partage d’expériences de vie si riches m’en a donné la « clarté » !

 

 

 

Ma progression évolutive m’a amenée à comprendre pourquoi, vers la trentaine, il m’a été révélé en un rêve puissant de conscience, que : « Tu n’es pas un guérisseur ! »

 

Je vérifais très vite si je pouvais toujours soulager les autres avec mes mains !

 

Oui !.. ???!?!!

 

Alors, … !!?! « Qui suis-je ? »

 

Il me fallu quelques années de plus pour le savoir et énoncer clairement le lien entre les choses !

 

 

 

Peu à peu, je ressentis combien chacun a le pouvoir de s’auto-guérir et qu’en fait, mon rôle se limitait à aider les personnes à retrouver ces facultés en elles, à leur redonner confiance en leur propre pouvoir, à le leur faire toucher du doigt si besoin.

 

 

 

Mon trajet infirmier n’avait fait que me montrer la route.

 

Et, surtout, … me donner l’opportunité de le faire sans que les barrières du doute ferment les portes de la conscience : quand nous sommes dans la douleur extrême ou l’approche de la mort, nous redevenons vrais !!!

 

Et, … le contact « cœur ouvert à coeur ouvert » devient naturel !

 

 

 

Faut-il toujours en arriver à l’extrême de la souffrance pour se « réveiller » à ses possibilités intérieures ?!!!

 

Certes non !

 

Malheureusement, « les croûtes illusoires de non vie » créent un épais tapis devenu confortable au fil du temps ! Et, comme le poisson qui n’a pas conscience de l’eau qui l’entoure, le « non vivant » a oublié sa création !

 

La société nous aide à maintenir cette soumission « moutonale » jusqu’à ce que la larve enfouie dans la chrysalide ait assez de puissance de Vie pour la faire éclater ! D’ailleurs, ce n’est plus une chenille rampante qui en sort, n’est-ce pas ?

 

 

 

Ce que je faisais intuitivement, fut de plus en plus doublé de conscience.

 

D’autres « miracles » de vie arrivèrent ensuite, naturellement !

 

Ils restèrent discrets car le monde était loin d’être prêt ! Surtout le monde hospitalier !!!

 

 

 

Mobiliser la guérison et mieux comprendre "l'énergie"

 

Mme L. est déjà dans notre service depuis quelques jours, lorsque je reviens de congés. Elle a une plaie à la jambe gauche, longue de 12 centimètres et large de 4, si profonde, que l’os est visible au fond, sur la longueur, un os devenu noirâtre au contact de l’air.

 

Elle souffre tellement lors des soins, malgré des calmants puissants, qu’elle les redoute au plus haut point.

 

Etant de garde d’après-midi, je prends le temps de l’écouter me raconter l’origine de cette plaie, avec ses mots, et de me faire part de ses angoisses face au pansement et à sa plaie. Cette dame est courageuse, ouverte, curieuse de tout et a tiré de belles leçons d’une vie pourtant extrêmement riche en épreuves exécrables !!!

 

 

 

Je lui parle alors de mes facultés, décuplées par ma formation Reiki, ce qui permet de calmer les douleurs, ou du moins, de les atténuer beaucoup.

 

La cicatrisation devrait se trouver aussi grandement améliorée : cela fait plus d’un mois qu’il n’y a aucune évolution et que l’os devient de plus en plus noir.

 

 

 

Confiante, elle me permet de commencer à poser les mains sur le lieu de la plaie, sur le pansement. Elle en ressent un bien-être presque instantané, local et général et se sent rassurée pour le pansement du lendemain, que je dois refaire.

 

 

 

Le lendemain matin, je retrouve une Mme L. détendue et encore plus confiante que la veille. Elle a bien dormi. Cela ne lui était pas arrivé depuis des lustres !

 

Des conditions idylliques pour la suite.

 

Lorsque je reviens pour faire le pansement, je commence par une imposition des mains avant toute autre chose. La détente de Mme L. s’en trouve encore renforcée.

 

Lorsque j’ouvre le pansement : aucune douleur.

 

Lorsque je fais le soin, une petite crispation de peur apparaît sur le visage de Mme L.. Je prends le temps de la rassurer avant de continuer : pas de douleur !

 

Un ouf de soulagement partagé clos le pansement.

 

 

 

Je lui propose alors d’agir plus activement pour que la cicatrisation démarre réellement.

 

Je lui demande de visualiser la plaie parfaitement cicatrisée. Pendant ce temps, je lui fais ressentir l’activation de certains de ses centres énergétiques.

 

Elle visualisera sa plaie guérie plusieurs fois par jour, soit sur un multiple de 3, soit sur un multiple de 9 (3 fois, 9 fois, 27 fois…), selon les besoins qu’elle en ressent.

 

 

 

Une semaine plus tard, la plaie a réduit de taille, sans que ce soit très flagrant quand même. Par contre, le pansement n’a plus jamais été douloureux quelle que soit la personne qui le faisait.

 

Lorsque j’étais de service et à la demande de Mme L., je posais les mains. Pour sa part, elle continuait activement ses visualisations.

 

 

 

Après une semaine de plus, alors que j’avais eu quelques jours de repos, je revois une Mme L. toute rayonnante !

 

« La plaie a changé du tout au tout ! Oui ! Je vous assure ! Je ne vous dis rien de plus et j’ai demandé à vos collègues d’en faire autant. Je vous en laisse la découverte et la surprise ! »

 

Ouaouhhh !!!

 

Plaie réduite de moitié !

 

Chair rose, vivante au lieu d’un rouge noirâtre !

 

Os blanc nacré et presque entièrement recouvert !

 

 

 

Le médecin tout heureux du résultat en fait part au spécialiste qui avait opéré Mme L. lors de la consultation de suivi.

 

Le chirurgien, étonné dit à Mme L. :

 

« Mais que c’est-il passé ?!!?!!

 

  • Rien ! Rien ! Rien !

  • Vous avez fait quelque chose ! Ce n’est pas possible ! Je n’ai jamais vu cela pour ce genre de plaie, de toute ma longue carrière ! Surtout sur un terrain comme le vôtre et avec vos antécédents !

  • Rien ! Il ne s’est rien passé ! 

  •  ?!! … ?!!!»

    Une semaine plus tard, Mme L. quittait notre service avec l’os recouvert et une plaie de 4 cm sur 1, superficielle.

     

    Entre temps, elle m’avait demandé si nous pouvions venir à bout de chocs répétés d’électricité statique dans le dos, douleurs résiduelles d’une radiothérapie intensive datant d’il y a plus de 10 ans.

    Hé bien oui ! Plus de douleurs ! Plus de décharges !

     

    Il va sans dire que d’autres personnes en ont bénéficié, de ce processus. Simplement, Mme L. reste une de celle qui a participé pleinement, d’où un résultat flagrant et définitif.

    Lorsque les personnes restent trop bloquées dans un fonctionnment ronronnant, les résultats restent partiels ou de courte durée, même si elles sont ravies des améliorations constatées. Cependant cela les aident à passer un cap et à se poser d’autres questionnements sur le vrai sens de la vie et de leurs possibilités cachées.

     

    Je passais donc, en plus de mon temps de travail, dans les créneaux de pauses, ou les temps morts, quelques minutes au chevet de ceux qui avaient des maux non traités par le médical, et qui le souhaitaient.

    Nous y gagniions tous car les malades étaient plus sereins et moins demandeurs.

     

    Mais … ! Il y a eu un « mais » ! Un méga « mais » !

    « Christiane, il va falloir normaliser tes « soins » différents.

  • Le monde n’est pas prêt, D. ! Le médecin du service est au courant. Il le tolère mais si tu veux l’officialiser, ils m’interdiront d’œuvrer, à tous les niveaux !

  • Mais non, je t’assure !

  • Oh ! Mais que si !!!

  • … en fait, il n’y a pas que ça !

  • Ah !?!

  • Oui ! … ça veut dire que tu travailles plus que nous !!

  • Attends ! C’est stupide ! Tu sais bien que je le fais pour le bien des gens !

  • Oui ! Justement ! On va nous accuser de rien faire alors que toi, tu fais cela !

  • Mais c’est stupide, enfin !!! Il vaudrait mieux que vous appreniez à faire comme moi !

  • Non ! Personne ne le veut. Nous sommes toutes d’accord pour demander à ce que ce soit officialisé !

  • Je te répète que je n’aurais plus le droit de rien faire !!!

  • Non ! Il y a des preuves ! Ils accepteront ! De toute façon, il y a une réunion de service avec le cadre, les soignants et les médecins mardi après-midi !

  • Merci D. ! Bravo ! Tu vas tout faire capoter !

  • Mais non !!! »

     

    Et … si !

    Après une discussion de deux heures, la peur du jugement d’on ne sait qui, on ne sait où a été la plus forte malgré le soutien puissant du médecin qui suivait les minis « miracles » !

    Je devins donc encore plus discrète et secrète !!!

    Jusqu’au jour où je fis ma formation en médecine énergétique traditionnelle chinoise, quelques années plus tard.

    L’acupuncture étant reconnue, personne, même les plus sceptiques ne pouvait rien dire ! Temps en plus ou pas ! 

    Comme j’utilisais la digitopuncture avec autant d’efficacité que les aiguilles, je tenais tête sur tous les fronts. De plus, je payais mes cours !

    Une vraie lionne !

    Une lionne assez discrète tout de même car rien ne sert d’exciter les rétifs ! Temps et énergie perdus ! Trop précieux pour être dilapidé pour des stupidités ! La lionne ne montrait les crocs que si elle était attaquée !

    Quand nous avons la possibilité d’améliorer la guérison de la souffrance, pourquoi s’en priver !?!

     

    En parallèle, les limites imposées par le travail monumental d’un service me frustrant, nous créions une association avec famille et amis pour que je puisse mettre en oeuvre mes connaissances toutes fraîches, régulièrement, afin de rien perdre de la somme astronomique de savoir que représente la MTC( Médecine Traditionnelle Chinoise).

    Je pris un mi-temps pour m’y réaliser.

    Ainsi, je puis prendre du recul sur ma profession et élargir encore ma vision de la vie.

    Je pris aussi encore plus confiance en ces aspects cachés de la vie intérieure.

     

    En effet, notre spectre de vision « ordinaire » s’étend au-dessus de l’infrarouge et en-dessous de l’ultraviolet.

     

    ultraviolet                                                                                                                 infrarouge

     

     

     

           
     
     
       

     

     

 

Gamme visible de couleurs. (Ne sont pas indiquées toutes les nuances intermédiaires, le blanc et le noir. Ceci n’est qu’une image basée sur les vibrations de l’arc-en-ciel, servant l’explication. Elle pourrait être conçue autrement.)

 

 

 

Par extension, la gamme de couleurs émet des vibrations propres à chaque couleur :

 

vibration légères et élevées pour le violet jusqu’au blanc, mélange de toutes les couleurs visibles et au-delà,

 

vibrations de plus en plus denses jusqu’au rouge et au noir, absorbant toutes couleurs et en-deçà.

 

 

 

De même pour les sons : notre audition permet d’entendre au-dessus de l’infrason et en-dessous de l’ultrason, des sons soit denses, soit légers, comme dans la gamme de musique :

 

Le do des graves est plus dense que le do des aigus et la gamme monte en vibrations par do, ré, mi, fa sol, la si, do avec les tons intermédiaires par les dièses et les bémols. Les vibrations s’élèvent de gamme en gamme jusqu’à des sons très cristallins, puis inaudibles.

 

 

 

Ce n’est pas pour cela qu’il n’y a rien en-deçà et au-delà !!!

 

La science mesure d’ailleurs bien au-delà !

 

 

 

Dans le même ordre d’idée, les organes du corps, les cellules, les atomes qui les composent émettent des vibrations par l’énergie ne serait-ce que des électrons tournant autour des noyaux atomiques, par les échanges cellulaires en énergie organique, par le fonctionnement mécanique ou cinétique des organes et viscères. L’électroencéphalogramme, l’électromyogramme et l’électrocardiogramme en sont les premiers exemples.

 

 

 

Les émotions, elles aussi, émettent des vibrations. Leur énergie est soit lourde, dense, désagréable, soit légère, joyeuse, agréable. Consciemment ou non, nous en sommes les créateurs. Il en est de même pour les pensées qui, de plus, enchaînent ou libèrent celui qui les émet en renforçant la puissance émotionnelle ou en lâchant prise.

 

 

 

Cette énergie se mesure aujourd’hui très précisément, par un spectre au-delà ou en-deçà le l’ultraviolet ou de l’infrarouge. Elle est appelée aura ou champ énergétique, entre autre.

 

Il y a une aura propre à la densité du physique, une aura propre à la densité de l’émotionnel, à celle de la pensée, à celle de l’esprit, densités de plus en plus légères, subtiles et élevées en vibrations. Ces densités lumineuses sont d’ailleurs reliées à la gamme de son : do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.

 

Ces auras sont photographiées aujourd’hui par des appareils très sensibles, et ont pour la plupart des couleurs de toute beauté.

 

Plus la densité d’un corps est légère en vibration, plus le rayonnement émis est large.

 

La traduction imagée du rayonnement des différents corps denses et subtils est matérialisée dans la page de ce site "Rapport entre corps et émotions". Cela reste une vue d'artiste. Cependant, ceux qui ont développé une vision intérieure au-delà de l'infrarouge et de l'ultraviolet peuvent témoigner de la réalité de ces vibrations subtiles.

 

Le corps physique par le corps énergétique comprend les méridiens, les chakras et points d’acupuncture reliés aux glandes endocrines qui sécrètent les hormones et au système nerveux autonome orthosympathique ( sécrétant l'adrénaline) et parasympathique (sécrétant l'acétylcholine).

Subtilement, l'aura des corps émotionnel, mental et spirituel est visible et mesurable.

 Pour imager le tout, le fonctionnement du corps spirituel est influencé par la glande endocrine la plus subtile dans ces effets primordiaux : l’épiphyse, au centre du cerveau.

 

Elle correspond, dans la culture indo-tibétaine au chakra coronal qui irradie au sommet du crâne. Ce chakra est imagé, représenté par une fleur de lotus aux mille pétales, nacrés, irisés de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, avec en son centre, une fleur de lotus aux douze pétales d’or, reflet du chakra du cœur quand il développé en harmonie avec les lois de l’Univers.

 

Ces « fleurs de lotus » servent de « radar » pour capter l’énergie électronique, yang, aux vibrations très subtiles et très élevées de l’Univers, cette énergie qui fait briller les étoiles et le soleil.

 

La sagesse en MTC nomme cette énergie la plus subtile que l’Etre Humain soit capable de capter, le Shen. Plus nous sommes conscients de cette reliance, plus l’épiphyse est efficace.

 

En médecine occidentale nous dirons que cette glande hormonale nous relie aux cycles jours/nuits, éveil/sommeil.

 

Nous étudierons plus loin les imbrications que cela représente selon nos comportements, pensées, émotions.

 

 

 

Le fonctionnement du corps de pensée est influencé d’une part par l’hypophyse, autre glande au centre du cerveau, primordiale pour la régulation de toutes les autres hormones du corps physique. Elle est directement commandée par l’épiphyse.

 

D’autre part, le corps de pensée est relié au fonctionnement de la glande thyroïde, découlant directement du fonctionnement de l’hypophyse.

 

Lorsque les Indiens Lakota d’Amérique du Nord disent « Mitakuyé oyasin », soit, « Tout est relié », les mots vont au-delà du ressenti !!!

 

Encore une preuve, s’il en est, que la sagesse des peuples « sait » !

 

Il y en a d’innombrables qui traduisent cette sagesse ancestrale par de nombreux rituels !

 

Quelle foi il leur a fallu pour ressentir sans preuves scientifiques, une évidence, depuis la Nuit des Temps !

 

Quels sacrifices ont-ils subis aussi pour ne pas savoir en donner les preuves !!!

 

 

 

Le fonctionnement du corps émotionnel est aussi soumis à ces hormones, en y rajoutant la sécrétion d’insuline qui régule le sucre dans le sang et les effets du plexus solaire, sans compter les hormones sécrétes par les surrénales, dont l’adrénaline, la cortisone, une hormone agissant sur la tension (angiotensine), … .

 

Et, selon les émotions générées, le tout est appuyé ou non par les endorphines générées par le cerveau, par les glandes que nous avons déjà décrites !

 

 

 

Le fonctionnement du corps physique dépend pour sa part de tout ce que nous venons de voir, associé aux hormones sexuelles.

 

C’est le corps énergétique, contenant des merveilles de subtilité, qui permet le fonctionnement inconscient des échanges cellulaires, de la respiration, du fonctionnement du cœur, … en association avec toutes les hormones sécrétes par les glandes endocrines, le tout en accord avec l’énergie magnétique de la Terre et électronique de l’Univers.

 

 

 

Nous sommes, que nous le voulions ou non, des Etres électromagnétique !

 

C’est cela qui permet l’émission de l’énergie appelée aura.

 

 

 

Selon la santé de chaque corps ou les discordances générées par des croyances erronées, l’aura sera harmonieuse avec de belles couleurs, ou décalée avec des endroits où les couleurs sont denses et inharmonieuses.

 

Autant dire qu’il est nécessaire d’être dans le non jugement pour développer les capacités de vision et d’analyse voulue !

 

 

 

Nous verrons plus loin les étapes de l’évolution de l’Homme qui amène à la clairvision.

 

Cela passe  en premier par la compréhension des phénomènes naturels décrits plus haut et développés en seconde partie.

 

 

 

Cette description très succinte, sera reprise point par point pour faire mieux ressentir les liens entre nos comportements et les effets sur notre corps en accord ou non avec la Nature et les lois de l’Univers.

 

De l’harmonie de tout cela découle la santé. L’inharmonie entraîne bien des déréglements jusqu’à tout type de maladie !

 

 

 

Cette aura, nous pouvons aussi la voir autour des lignes à haute tension lorsque l’énergie se condense avant un orage. Nous y entendons même un son grave. Cela nous amène à voir les propiétés de l’énergie : de la vibration invisible à l’œil humain, elle devient chaleur, lueur, rayonnement ou son selon la densité de l’onde vibratoire avec laquelle elle se transmet et sa vitesse.

 

L’aura est le rayonnement visible de la lumière, énergie propre à chaque corps.

 

Plusieurs réalités existent donc en même temps selon la gamme avec laquelle nous sommes en mesure de percevoir l’énergie.

 

Les scientifiques appellent cette faculté d’exister en même temps dans plusieurs réalités, la physique quantique, une loi naturelle observable et mesurable, toute simple en fait.

 

 

 

Ce qui est appelé « points d’acupuncture », reliés par des méridiens, est un croisemnt d’énergies de différentes densités selon l’organe ou la glande endocrine concernée. Le fonctionnement des glandes endocrines est lui-même inter relié à l’émotionnel, plus ou moins densifié par les pensées, elles-mêmes soumises aux croyances et au spirituel de la personne.

 

Cette énergie des points est mesurable aujourd’hui. Les progrès font que chaque plan, du plus dense au plus subtil, sont en passe d’y être mesurés selon une gamme de plus en plus précise.

 

 

 

Avant que la science ne prouve par des appareils ultrasensibles ces différents types d’énergie, des êtres humains ayant développé des perceptions au-delà de la gamme visible, en  ressentaient l’énergie et en voyaient le spectre.

 

L’aura autour de la tête des Saints peints par les grands artistes d’autrefois en sont la preuve, ainsi que le rayonnment partant du centre de la paume des mains des guérisseurs fabuleux qui le montre aussi.

 

La plupart de ces sages clairvoyants savaient en outre utiliser cette énergie pour rééquilibrer les déséquilibres pathologiques ou renforcer l’énergie avant que la maladie ne survienne.

 

Ces êtres, doués naturellement, trouvèrent les moyens d’aider ceux qui avaient ces talents endormis, à les réveiller. Ils savaient que chacun a ce genre de possibilité. Cependant, ils étaient aussi conscients qu’il fallait la regagner par une probité sans faille assortie d’une foi indestructible.

 

Le courage, la volonté, la détermination, la pensée juste, à l’instant juste pour l’acte juste, avec l’intention pure en étaient le déclancheur.

 

 

 

La philosophie, l’anthroposophie, l’occultisme, les religions à un certain niveau de conscience, ont permis une évolution globale de l’humanité vers plus de maturité.

 

Ainsi, il est bien plus fréquent de nos jours de rencontrer des personnes ayant retrouvé, partiellement du moins, la maîtrise de l’énergie en clairvoyance, clairaudience, clairsensation unis ou séparés.

 

 

 

L’élargissement de la gamme de couleurs, sons, goûts, ressentis est donc à la portée de chacun !

 

C’est ce qui s’est produit pour moi. Je savais que « soigner » avec les mains était efficace. Ma foi était solide. Un jour, il me fut donné de voir l’énergie globale de la personne avant et après la modification énergétique des points d’acupuncture.

 

 

 

Non seulement je pouvais en comprendre le sens par la connaissance acquise, mais je pouvais aussi le ressentir !

 

Je ressentis aussi ce qui dans l’émotionnel et le mental de la personne bloquait le côté physique.

 

Il me fut donné aussi chaque solution, pour chaque plan de chaque individu !!!

 

 

 

Ouaouhhh !!!

 

Ca secoue !!! Je vous assure !

 

Que de belles émotions générées !!!

 

J’ai remercié, remercié et remercié encore !

 

J’avais un peu moins de la cinquantaine.

 

 

 

Depuis j’ai pu mesurer tous les petits « miracles » de perceptions fines que j’avais eu depuis l’enfance, décuplées par le fait de vouloir soulager mon prochain et par mon métier d’infirmière.

 

J’ai pu démêler l’écheveau de la vie et comprendre, ressentir que toutes les expériences vécues sont aussi importantes les unes que les autres et sont évolutives.

 

Lorsque nous restons inconscients de ce cheminement, certaines expériences de vie sont extrêmes, tant dans la joie que dans la peine.

 

Quand la conscience se développe, nous avons le droit d’expérimenter la vie par la sagesse en lieu et place de souffrances répétées sur les plans physique, émotionnel et de pensée.

 

L’extrême donne place à la sérénité, une sérénité qui réjouit le coeur et l’âme.

 

Aucun ennui, une créativité de pensée positive toujours renouvelée !

 

 

 

Le torrent de montagne s’écoule calmement dans la plaine de la vie !

 

Puis, l’océan de connaissance universelle apparaît !

 

 

 

Il est bien plus facile alors d’amener chacun à développer la conscience de ses miracles intérieurs afin qu’il puisse les utiliser à son rythme et selon ses besoins !!!

 

 

 

 

 

Lorsque j’avais cinq minutes de battement et que j’étais seule au bureau infirmier, il m’arrivait de souhaiter de toute mon âme que chacun de mes patients puisse se libérer définitivement du cycle de souffrances répétées.

 

Je les visualisais un à un en leur souhaitant une guérison tant physique, qu’émotionnelle ou mentale afin qu’ils gagnent leur liberté spirituelle. Nous étions unis d’esprit à esprit et chaque esprit donnait son accord.

 

Oui ! Il est possible d’avoir conscience de cela!

 

 

 

De plus, sans l’accord spirituel de la personne concernée sur les plans subtils de conscience, il est impossible d’avoir un quelconque résultat.

 

De même, si une personne donne un accord verbal, il se peut très bien qu’elle mette des freins sans le savoir et bloque la relation aux plans plus subtils, car sa conscience terrestre n’est pas en accord avec sa conscience subtile.

 

Or, la résistance terrestre est exceptionnellement puissante !!! Les schémas émotionnels et de pensées de peur et de dévalorisation sont difficilement déracinables !

 

 

 

Un accord d’âme à âme, d’esprit à esprit se fait derrière ces barrières terrestres, construites inconsciemment dans un but évolutif. L’esprit comprenant le pourquoi de ces constructions factices mais utiles, se laisse, lui, « toucher » par un esprit éveillé à la conscience. « Ouf ! Enfin une porte de sortie !!! » (Nous étudierons l’impact de ces barrières sur la santé globale de l’Etre et le champ d’intension qui en découle, en deuxième partie.)

 

 

 

L’effet agit de l’intérieur et ne sera extérieur que plus tard, lorsque la conscience réelle sur tous les plans de l’Etre sera présente. En fait, les barrières sont « rongées » de l’intérieur !!! L’esprit subconscient rend peu à peu l’inconscient renforcé par les barrières, conscient ! Ainsi, le barrières se lèvent et laissent apparaître la réelle beauté intérieure.

 

 

 

Lorsqu’une personne se « sent » respectée dans son essence véritable, même si elle reste inconsciente de sa richesse intérieure, elle communique spontanément cœur à cœur avec celui qui a retrouvé la conscience, même partielle. L’intuition « sait ».

 

 

 

La conscience est toujours un processus intérieur qui agit derrière les barrières posées par la vie terrestre. Lorsque cette conscience devient assez puissante, les barrières se dissolvent !!! C’est cela la transmutation alchimique ! Tout bêtement !

 

 

 

C’est l’évolution sur le plan terrestre qui permet à la transmutation de s’accomplir, lorsque cette évolution est comprise, intégrée. Lorsque, aussi, les qualités de persévérance, de volonté, de pensée juste, d’émotion juste, de sagesse universelle, d’Amour inconditionnel retrouvées, donnent une puissance créative en accord avec le plan universel, ou divin, si vous préférez. D’où : respect entre les humains, entr’aide naturelle, vie commune créative sur Terre dans le respect de la Nature, de la Vie, … .

 

 

 

Un jour, alors que j’étais particulièrement centrée, en même temps que je demandais cette amélioration de la vie des patients, je me mis à voir des formes géométriques sur mon écran intérieur, pour chaque personne, que je pus regrouper en trois sortes de figures,

 

soit des pyramides inversées: celle du haut, la pointe vers le bas; celle du bas posée sur sa base, avec un léger espace entre elles, (plus tard, j'ai su que celle du haut représentait le Ciel, l'espace, l'Homme, celle du bas, la Terre.)

soit imbriquées comme dans un double tétraèdre,     

soit, sous forme d’octaèdre base à base  

 

A cette époque de ma vie, je n’avais que très peu de notions de la géométrie sacrée. Je ressentis cependant que ces formes avaient un lien avec la capacité spirituelle des personnes. Selon ce que chacun avait tiré comme leçons de vie de l’expérimentaion terrestre, à chaque type de personnalité développée correspondait un schéma pyramidal.

 

«  Tiens, pourquoi n’y a-t-il pas égalité ? Que dois-je voir là-dedans ? Que dois-je comprendre ? »

 

Il suffit de poser la question, bien centré, pour entendre la réponse dans son cœur ! Parfois, cela demande un peu de temps, surtout lorsque nous ne sommes pas encore totalement inconditionnels ! En effet, il nous faut être capables de comprendre le sens réel de la vie, et donc, la contempler chez les Etres, sans jugement aucun ! Juste une compréhension fine de la loi de cause à effet !

 

 

Ah ! Comprendre sans juger !  L’alchimie émotionnelle des barrières doit être bien avancée pour en arriver là !!!

 

Cette notion de « compréhension » est essentielle.

 

Lorsque nous n’y sommes pas encore, nous avons besoin du pardon : pardonner ou être pardonné.

 

Lorsque nous y sommes, nous comprenons comment les faits qui ont amené à une souffrance, sont liés. Liés tant dans notre vie et nos réactions que dans celle de la personne qui nous fait souffrir, ou, que nous faisons souffrir.

 

 

 

Le proverbe qui demande de s’occuper de la poutre qu’il y a dans notre œil, au lieu de s’occuper de la paille qu’il y a dans l’œil du voisin, illustre très bien ce concept.

 

 

 

Nous sommes aveugles, sourds et pas muets !!!

 

Que de vibrations lourdes, denses et créatrices de perturbations donnent ces colères sans maîtrise faites de mots horribles !!!

 

Mots, pensées, émotions, nous reviennent selon la loi de la création.

 

Il est temps que chacun en prenne conscience !

 

 

 

L’espace-temps dans lequel nous évoluons sur Terre fait un 8 couché, celui de l’infini :

 

Donc, une double boucle, que nous parcourons indéfiniment tant que nous n’avons pas intégré les qualités réelles de l’univers.

 

Toutes nos créations attendent ainsi que nous les rencontrions pour les ennoblir, les transformer, les sublimer.

 

 

 

Tant que nous n’en sommes pas capables, la chenille du futur papillon rampe dans la souffrance, crée et recrée indéfiniment ce tissu de souffrance.

 

 

 

Lorsque nous avons compris, le passage dans la chrysalide ouvre à de nouveaux concepts, dont celui de la transmutation alchimique, jusqu’à avoir la force de percer la chrysalide et d’ouvrir les ailes de la conscience véritable.

 

 

 

Ce processus existait le plus fréquemment par la maladie et le passage dans la mort, jusqu’à il y a très peu d’années, et, existe encore.

 

Pour ceux qui ont compris le processus, la conscience s’éveille désormais bien plus facilement dans la vie de tous les jours.

 

C’est là que la persévérance s’avère utile !!!

 

Le papillon peut désormais voler dans le soleil de la vie terrestre. Il n’y a pas forcément besoin que l’Etre Humain se dépouille de son corps physique pour ouvrir sa conscience à d’autres mondes plus riches et, toujours intérieurs !

 

  

Dans les années 90, il m’a été montré, « en direct », ce passage de la chenille, à la chrysalide et au papillon, sur quelques années de la vie d’une dame.

 

Mme F. était en maison de retraite depuis un certain temps déjà.

 

Depuis quelques temps, elle ne se lave plus, ne sait plus manger seule, refuse de plus en plus souvent la nourriture proposée ! Elle arrive donc très fatiguée dans notre service de soins de suite et de réadaptation. Nos collègues de maison de retraite sont désolées de la voir dans cet état.

 

Notre équipe, bien qu’habituée à relever ce genre de défi, commence à baisser les bras au bout de quelques jours.

 

Un matin, j’ai à la prendre en charge pour la toilette. Elle se lave le visage et s’essuie sur plusieurs parties du corps. Elle répond par oui ou non à mes questions et sourit à mes plaisanteries. Au final, elle me remercie timidement.

 

Devant ce succès, je reviens pour l’aide au repas. Elle en mange plus de la moitié (un miracle vu les circonstances) et saisit la cuillère pour le dessert sans maladresse. Son sourire est radieux. Elle manquait juste de confiance en elle.

 

Ce mieux va-t-il perdurer ?

 

Lorsque je m’en occupe, oui ! Lorsque quelqu’un d’autre le fait, non ! Bizarre !

 

Nous nous posons des questions en équipe et nous décidons de voir comment je m’y prends vraiment. Les collègues observent nos comportements repectifs, y notent les différences subtiles dont elles vont se servir. (Nous nous y prenons tous de la même façon, pour la majorité. Seuls le contact et le dialogue sont personnalisés.)

 

L’amélioration se poursuit harmonieusement désormais, lorsque chaque membre du personnel s’occupe d’elle, jusqu’à une autonomie partielle.

 

Trois semaines plus tard, elle peut rejoindre la maison de retraite, où les collègues, tenues régulièrement au courant de son évolution, sont ravies de l’accueilir de nouveau.

 

 

 

Deux années passent.

 

Mme F. revient dans le service. Son autonomie s’est à nouveau dégradée. Elle mange, cependant, mais reste épuisée.

 

Lorsque je vais la voir, son regard brille dès que je la salue. Nous avons un dialogue des plus simples, très chaleureux. Elle n’a simplement plus envie de se battre pour vivre et le verbalise clairement.

 

J’essaie de le dire au médecin. Ce n’est pas un bon jour ! Pour lui, elle est en stade terminal d’un Alzheimer. Pas de dialogue possible avec ce genre de patient. Point. D’autant plus qu’elle n’a ce comportement qu’avec moi ! Les autres collègues abondent donc dans son sens. Normal !

 

Seule la voisine de chambre en est témoin. Elle est elle aussi très âgée et le système n’et pas prévu pour l’instant pour une écoute réelle.

 

Il se passe alors un phénomène, pour moi extraordinaire.

 

Mme F. me regarde intensément, lorsque le médecin tourne le dos, l’air de dire : « Tu vois, il ne croit pas en moi ! Pourquoi se battre ?! » Sa voisine qui a vu, me fait un clin d’œil et met son index sur la bouche : « Chut » muet !

 

Mon impression va se confirmer. A chaque passage, j’ai droit à un regard « vivant », les autres soignants à un regard indifférent, « mort ». Par contre, nous n’entendrons plus jamais la voix de cette dame !

 

 

 

Quinze jours passent. L’état de Mme F. s’est tellement dégradé que nous la mettons en chambre particulière, plus près de la salle de soins.

 

Un soir, je lui demande la permission de l’aider par un soin d’énergie, plus par télépathie sur les plans subtils que par oral, car j’ai l’impression qu’elle n’entend plus ce qui la relie au plan terrestre. Je le verbalise quand même, car je sais et je ressens, que les perceptions des mourants sont affinées.

 

Quel cadeau merveilleux m’est alors offert !

 

Lorsque je fais ce soin, une énergie puissante et magnifique s’offre à moi sur mon écran intérieur et persiste quand j’ouvre les yeux ! Quelle intensité ! Quelle beauté ! Un blanc brillant intense et un or magnifique !

 

C’est la première fois que ce cadeau de Vie m’est donné!

 

Rassurée sur son devenir, je quitte la chambre.

 

 

 

Dans la nuit, vers deux heures du matin, je suis réveillée par un rêve si puissant de réalité, que je le ressens intensément dans mon cœur. Je viens de voir Mme F. dans la même lumière que le soir, encore plus intense et plus puissante et j’ai ressenti un au revoir assorti d’un remerciement.

 

Le lendemain, j’apprends qu’elle a quitté ce monde à deux heures du matin.

 

Les collègues de nuit ont été émerveillées par la paix qui se dégageait d’elle et par ce fameux sourire si surprenant pour qui le découvre pour la première fois!

 

 

 

Il m’est arrivé bien souvent de ressentir la beauté énergétique du passage de l’état terrestre à l’état plus subtil où ne restent que les vibrations élevées de l’Ame Humaine.

 

C’est comme une présence magique, si puissante qu’elle touche profondément le cœur et l’âme de celui qui la reçoit : il y a un échange intense entre l’Etre en partance et celui qui reste et a la grâce de le percevoir.

 

 

 

C’est la même chose en fait que lorsque nous pensons intensément à un être aimé : nous ressentons sa présence en nous.

 

Là, en plus, il y a une douceur incommensurable, une lumière douce et tendre, une compréhension à la fois puissante et subtile des lois de la Vie, une ouverture du cœur et de l’âme à des réalités tangibles mais insaisissables aux règles de la matière terrestre.

 

 

 

L’Amour vrai, inconditionnel, sans limite, sans attente d’un retour quelconque de sentiments ou de « récompense » en est la clé.

 

 

 

Faut-il encore comprendre puis ressentir ce qu’est cet Amour Vrai, source de la liberté intérieure, qui rend cette puissance possible!

 

 

 

 

 

Faire vivre le "Vrai"!

 

Après le décès d’une de mes grands-mères, j’ai fait un rêve. J’avais dix neuf ans.

 

Je voyais ma grand-mère, souriante, accueillante, détendue m’accueillir dans un grand hall. Tout autour d’elle se pressaient d’innombrables autres personnes âgées, toutes des femmes. Elles s’assirent ensuite sur des chaises et des bancs, le long des murs. Le sol était carrelé avec des carreaux de 5 centimètres de côté, beige clair, avec des carreaux de couleur par endroit.

 

Je me tenais debout devant ma grand-mère, tout en embrassant du regard une multitude de dames assises qui me regardaient toutes intensément.

 

Elle me dit alors : « Kitty, (mon surnom familial) tu vas nous faire des cours d’Amour ! »

 

Dans ce rêve, je savais totalement comment faire et je répondis par l’affirmative.

 

 

 

Ce n’est que bien des années plus tard, en fin de carrière, que je revis ce rêve en prenant conscience que cet alignement de personnes âgées en attente était le tableau journalier de ce que nous recontriions en maison de retraite.

 

J’avais vu avant. Je réalisais à ce moment là seulement !

 

 

 

Effectivement !!!

 

Mme V. arrive en maison de retraite. Nous l’accueillons, l’aidons à s’installer et la familiarisons avec son nouveau cadre de vie.

 

Au bout de quelques temps, alors que sa dépendance augmente par rapport à ses pathologies, elle devient très agressive envers chaque personne qui doit s’occuper d’elle.

 

Malgré tous nos efforts pour lui faire accepter nos soins avec douceur, elle reste sur la défensive, nous obligeant à « l’apprivoiser » chaque jour comme si c’était la première rencontre.

 

Puis, elle devient agressive avec les autres résidents, jusqu’à un petit évènement amusant.

 

Une autre dame, avec tout autant de caractère, vient d’arriver suite à la tempête qui a ravagé sa maison. Elle a eu peu de lien social dans sa vie et ne se laisse pas faire quand Mme V. l’agresse : elle lui donne un coup de poing sur l’œil ! Mme V., estomaquée, ne répond rien et n’agressera plus jamais aucun résident.

 

Quand nous disons à l’autre dame qu’il ne faut pas agir comme cela, nous trouvons une justicière en jupons qui se sait dans son bon droit et n’entend rien de nos arguments. Nous resterons donc très vigilants !!!

 

 

 

Revenons à Mme V. . Au bout d’un temps assez long d’échecs répétés pour adoucir son agressivité, un matin, j’ai à m’occuper d’elle.

 

Même scénario ! Sans me démonter, je lui dis :

 

«  Qu’est-ce que vous avez dû manquer d’Amour dans votre vie !

 

  • Comment tu le sais !? » avec un air rébarbatif, un voix menaçante et la main levée, suivis d’un grand éclat de rire et d’un magnifique sourire !

    Ensuite, un dialogue très riche s’installe, où elle m’explique son vécu, très difficile comme celui de beaucoup d’anciens, avec de nombreuses privations, vexations, manque de respect, de considération et manques de toutes sortes.

    Les mois suivants seront un peu plus calmes mais il nous faudra toujours beaucoup de doigté, car Mme V. oublie beaucoup.

     

    Un jour, une jeune soignante nous appelle, alarmée : Mme V. vient de faire une grosse fausse route. Elle était en chambre, car trop fatiguée pour venir manger au réfectoire avec les autres résidents.

    Nous assurons les soins d’urgence, puis nous restons à deux pour la veiller en attendant l’ambulance des pompiers.

    C’est un jour d’urgences générales, comme souvent, et nous attendons donc deux heures à son chevet, aucune autre ambulance ne pouvant se libérer avant.

    Ces deux heures vont s’avérer essentielles ! Rien n’arrive jamais par hasard !!!

     

    Mme V. essaie bien sûr de s’arracher perfusion et oxygène !

    Alors, patiemment, avec douceur et compassion, nous lui expliquons encore et encore pourquoi elle doit garder l’oxygène, comment la perfusion l’aide aussi, qu’elle doit arriver à rester calme.

    Nous aurions pu attacher ses mains et vaquer à nos si nombreuses occupations. Personne dans le service ne veut cautionner cette barbarie. Le personnel se démène et se coupe en quatre pour faire un travail colossal que nous sommes deux à ne pouvoir partager.

    Le travail d’équipe, c’est aussi cela ! Merci de tant de dévouement, chers collègues !

     

    Nous décrispons ses doigts régulièrement, lui caressons les mains, les bras, pour qu’elle se détende un peu et accepte plus ou moins la situation.

    Nous savons que si nous n’arrivons pas à la calmer, elle va essayer de tout arracher dans l’ambulance et qu’elle aura des contentions, le temps du transport, ce qui va l’agiter encore plus.

    Nous lui expliquons qu’elle a besoin de l’oxygène et des perfusions : « Je préfère mourir !!! »

    Je lui parle alors de la richesse de sa vie, même si elle a souffert et manqué d’Amour. Je lui rappelle combien elle a su, malgré son vécu, aimer son fils, qui le lui rend bien : « Oh ! Ca oui !!! »

     

    Au bout d’un moment, essayant vainement de la calmer depuis au moins une heure, nous lui disons :

    « Essayez de lâcher prise, Mme V. !

  • Je voudrais bien mais je n’y arrive pas ! »

    Elle finit quand même par s’apaiser de plus en plus.

    Sa gentillesse ressort et elle nous remercie de rester avec elle dans cette épreuve.

     

    Par contre, quand j’analyserais plus tard la situation, je me rendrais compte qu’à son époque, le lâcher prise était une notion inconnue. Elle a réagi pourtant comme si elle était évidente ! Elle était consciente d’essayer encore et encore sans y parvenir.

     

    Ce qui m’a frappé à postériori, c’est que, dans cette situation, plus la moindre once d’agressivité, même quand elle essayait d’arracher les fils !

    Plus de perte de mémoire : elle nous reconnaissait comme l’ayant déjà souvent et bien soignée.

    Par contre, un dialogue avec une grande douceur dans la voix !

    Puis, plus jamais la moindre agitation ni agressivité, ni dans l’ambulance ni dans les autres services de soins !!!

    Elle partira, en paix, quelques jours plus tard.

     

    Je regretterais cette dame qui cachait un si grand cœur derrière tant de « sauvagerie » apparente ! Et pourtant, il n’était pas facile de « l’apprivoiser » à nouveau, chaque jour, pour lui assurer des soins de base ! Jusqu’au jour de cet incident qui, par la chaleur humaine, la compréhension, le non jugement que nous lui apporterons deux heures durant, va lui rendre sa véritable identité humaine, totale, cœur et esprit ouverts !

    Un Amour inconditionnel qu’elle n’avait jamais reçu avec autant d’intensité dans sa vie et qu’elle a accepté tout aussi naturellement qu’il a été donné. Une évidence !

     

    C’est ce même manque d’Amour que je trouverais chez chaque personne âgée qui semble plus agressive ou exigeante que les autres. La confiance qui s’établit alors, cœur ouvert contre coeur blessé, sera aussi l’une des plus belles richesses de ma carrière !

     

    Belle aussi grâce au contact avec les personnes malade d’Alzheimer !

     

    Dans cette maladie si tragique, le mental est en partie, voire totalement, détruit. Le raisonnement n’existe plus selon les normes établies qui servent la vie matérielle et sociale.

    Par contre, pour l’Alzheimer vrai (je ne parle pas de certaines autres démences qui ont d’autres critères de relationnel) le contact à l’autre est toujours extraordinaire.

    Il suffit d’être vrai soi-même !

    Combien de fois m’est-il arrivé de caresser une joue, de serrer une main avec douceur quand je sentais la détresse d’une personne en train de casser un objet ou de se mettre en colère parce qu’elle n’arrivait pas à faire quelque chose.

    A chaque fois, la personne se sentait comme protégée, aimée et au final, se serrait dans mes bras, me faisait la bise et me disait, toute ragaillardie : « Ah ! Ca fait du bien !!! » en repartant marcher dans ce couloir sans fin avec le sourire aux lèvres.

     

    Une fois même, un monsieur qui parlait rarement et qui pouvait être agressif dans ses gestes, m’a pris par la taille alors qu’il était assis au bord du lit et que je me relevais après lui avoir mis les chaussures.

    Comme son geste était sans violence, je le regardais avec douceur. Il me dit gentiment : « Vous êtes comme une maman pour moi.

  • Je suis là pour vous aider. Autrefois, c’est vous qui aidiez les autres. Ce n’est qu’un juste retour des choses. »

    Une larme glissa lentement le long de sa joue. Il était tout ému et très reconnaissant.

    Faire accepter l’aide sans que la personne ne se sente démunie de sa personnalité est délicat. Ce jour là, avec d’autres mots choisis, je complétais le dialogue.

    Pendant huit jours, ce monsieur a eu le sourire aux lèvres, n’a pas été agressif et pouvait dialoguer de façon sensée. Il s’était senti reconnu dans son essence et la Vie était revenue en lui!

     

    En fait, il est si facile de « faire des cours d’Amour » ! Il suffit d’un regard tendre, d’un geste doux, d’un sourire naturel, d’un mot gentil !

    Tout le monde peut le faire !

    Pas besoin de grandes palabres ! Pas besoin de cours magistraux !

    Besoin d’être vrai, de ne pas se nier, de guérir ses émotions de non reconnaissance de soi et de dévalorisation !

    Besoin d’avoir confiance dans ses propres valeurs de cœur !

    Cela ne s’apprend pas ! Cela se vit de l’intérieur!

    Encore faut-il oser regarder ce qu’il y a à l’intérieur sans se laisser influencer par les « il faut », « je dois ».

    Autant il est bon de se référer à des modèles pour se donner une direction de vie, autant il est bon de savoir que le meilleur des modèles est en soi !

    Ca, personne ne nous le dit jamais ! Le péché originel est trop incrustré dans le conscient collectif, au point d’en être devenu inconscient et d’avoir modifié le comportement presque général !

     

    Chaque être qui naît, naît parfait dans sa faculté d’Aimer inconditionnellement.

     

    Le milieu dans lequel il est accueilli va formater cet Amour inconditionnel en amour conditionnel acquis, jusqu’à la jalousie ou la haine, compléments parfaits de l’amour conditionnel. Le modèle suivi est extérieur au soi.

    Cependant, le modèle initial, intérieur, est toujours là. Le bouger dépend entièrement de nous. Un jour, nous sommes prêts à l’interroger et à le suivre : le jour où nous découvrons que lorsque nous suivons notre intuition sans nous laisser influencer par le monde extérieur, nous ne nous « plantons » jamais !!!

     

    Il m’a fallu bien des années pour comprendre enfin pourquoi certaines collègues ne pouvaient donner ce vrai, malgré leur métier. Trop de mental, trop de modèles extérieurs suivis sans se demander où il y a relation avec la voie intérieure !

     

    Par contre, des collègues vraies, il y en a de très nombreuses et c’est un plaisir toujours renouvelé de travailler avec elles, quelle que soit la lourdeur de la tâche à accomplir. Ces collègues là sont des trésors pour tous les patients et résidents sans oublier les autres collègues, du moins celles qui fonctionnent à l’identique !

    Car, celles qui ont oublié leur cœur sont les plus critiques !

     

    Il est d’ailleurs curieux de constater que celles qui se remettent toujours en question sont celles qui sont vraies. Les autres, non seulement ne sentent pas concernées, mais elles ont la langue acerbe à un point !!!

    Pauvres d’elles !

    Vivement qu’elles aillent un peu à l’intérieur voir leurs vraies richesses, car personne d’extérieur ne peut intervenir à ce niveau !!!

     

 

Comprendre pour éviter de juger!

 

Or, chacun possède ce trésor merveilleux en lui !

 

Ce trésor je l’ai toujours ressenti dans chaque cœur rencontré, malgré les immenses barrières de défense construites pour se protéger des duretés du monde extérieur.

 

Cependant, dans un métier comme « soignant », ces barrières sont très agaçantes chez d’autres soignants !

 

Quand nous vivons avec un idéal élevé qui se vérifie à chaque instant chez les personnes en demande, il est nécessaire d’avoir atteint une belle maturité pour accepter que ceux qui ont choisi ce merveilleux métier n’osent pas s’ouvrir vraiment à eux-mêmes.

 

 

 

Voir les qualités derrière les apparences quand certains comportements ne vibrent pas à l’unisson avec un idéal jamais démenti est une excellente solution.

 

Chacun étant unique en personnalité, accepter qu’une personne ait sa façon unique de voir les choses, même si elles sont aux antipodes de notre façon de les voir, est un signe d’évolution vers cet idéal, justement !

 

A force de se demander et « Pourquoi » et « Comment », les réponses arrivent.

 

En fait, la majorité du comportement humain est basé sur un acquis loin des valeurs intérieures inconditionnelles du cœur.

 

 

 

Que nous le souhaitions ou non, que nous le reconnaissions ou non, nous sommes, nous, les humains, de fantastiques éponges émotionnelles.

 

 

 

Ces émotions sont potentialisées très jeune, par le non amour.

 

Cela crée des schémas en discordance complète avec cette véritable nature incrite en lettres rouges dans nos cœurs, celle de l’Amour inconditionnel.

 

La première personne contre laquelle nous luttons toute notre vie, est nous-même ! En donnant l’apparence de lutter en premier contre ceux qui sont sensés nous aimer le plus, nos parents ! Chère adolescence !!!

 

Jusqu’au jour où … !!!

 

 

 

J’ai cherché, cherché, cherché et, enfin, … trouvé !

 

Des écrits, des recherches, des solutions, il y en a depuis la Nuit des Temps.

 

Certains sont tellement complexes qu’il faut une bonne dose de patience pour démêler l’écheveau !!!

 

Complexes, soit pour en cacher l’essentiel et faire que le « Chevalier du Graal » déjoue les pièges de l’ego, soit parce que celui qui l’a écrit était en chemin lui aussi ! Seule l’expérience permet de le savoir.

 

 

 

Il y a des livres aussi que nous ne sommes pas tout à fait prêts à comprendre car il nous manque des données.

 

Ainsi, la première fois que j’ai lu « Initiation » de l’anthroposophe allemand Rudolf Steiner, je ressentais l’importance de ce livre dans toutes les fibres de mon corps, mais je n’en comprenais que vaguement le sens réel.

 

Quinze ans plus tard, je résumais ce livre en deux pages essentielles : il était devenu clair comme de l’eau de roche pour moi.

 

 

 

J’avais beaucoup d’apréhension à me documenter sur la physique quantique et la géométrie sacrée. Ces concepts, je les sentais essentiels, mais la scolarité, pourtant assez aisée, m’avait fait douter de mes facultés à comprendre aisément ce type de notions.

 

Un jour, je me suis lancée. J’ai ressenti que j’avais une maturité suffisante pour aborder ces sujets.

 

Peggy Dubro et son livre « Un monde de conscience », Drunvalo Melchisédek et ses écrits sur « L’ancien secret de la Fleur de Vie » m’ont non seulement enchantés, mais ont réveillé en moi des mémoires inconnues. Nous savons tout cela à l’intérieur ! Ce fut une révélation !

 

« Si ceci est inscrit en nous, tout le monde peut y accéder !

 

Il y a peut-être des moyens plus simples ! »

 

Et me voici à essayer de trouver ces moyens !

 

Je crée quelques livres : trop complexes !

 

Je fais des dessins que j’assemble en BD : trop complexe !

 

Je lance des cours : complexes mais faciles pour les connaisseurs !

 

 

 

Je sais que je recommencerais encore et encore, jusqu’à trouver le chemin des cœurs profonds, ce chemin qui ne demande qu’à s’exprimer et à faire exploser les barrières de peur construites autour de nous. Barrières, pour nous protéger du « grand méchant loup » depuis la Nuit des Temps !

 

Cependant, la « Force » est à l’intérieur !!!

 

 

 

Je l’ai trouvée et grâce à elle j’ai vécu des expériences extraordinaires, parfois bien au-delà des perceptions ordinaires !

 

Et, je me suis rendue compte que selon la maturité spirituelle des personnes, soit j’étais complètement niée, soit les personnes souhaitaient retrouver leur liberté d’Etre.

 

Le  plus grand travail sur moi-même a été d’accepter d’être niée !

 

Un jour, j’ai compris, que plus les personnes manquent de maturité spirituelle, plus elles se nient elles-mêmes dans leur richesse intérieure. Et plus elles revendiquent le droit à dominer les autres pour se sentir reconnues ! Signe de non reconnaissance de soi et d’immaturité spirituelle !!!

 

 

 

Les figures géométriques  donnent ainsi toute leur signification.

  

Les pyramides inversées : immaturité spirituelle,  inconscience de sa véritable Nature 

Les pyramides imbriquées : Jeunesse évolutionnaire. Début de la maturité

Les pyramides base à base: Maturité

 
                     

  En « jeunesse évolutionnaire », non seulement il y a négation de la spiritualité, mais aussi, négation de la véritable humanité: l'ego s'accroche au matériel et le reconnaît comme seule réalité. L'égoïsme sert de règle.

Ainsi nous voyons le règne de l’argent détournant les progrès scientifiques au profit d’une minorité pour soumettre une majorité à l’état de « bêtes de somme », entre autre.

 

 De nos jours, nous parlons beaucoup de quatrième et cinquième dimension.

Disons alors que la troisième est celle de l’inconscience due à la « jeunesse évolutionnaire ».

Elle se traduit par un détournement de l’énergie pour un profit égoïste. Sourd, muet, aveugle à toute autre forme de vie que celle du petit ego détourné de ses fonctions véritables.

 

 Le début de la maturité permet d’entrer dans la quatième dimension. Les « pourquoi » et « comment » permettent d’ouvrir la voie du cœur intérieur et de ses valeurs, bien que les barrières de protection soient encore gênantes. Nous trouvons là le moyen de les fissurer.

 

 La maturité se traduit par un accès progressif aux valeurs profondes intérieures et aux nombreuses possibilités de clairvoyance, clairaudience, clairsensation, … . Les barrières se dissolvent pour donner accès libre à l’énergie électromagnétique utilisée à bon escient.

 

Nous devenons « neutres » et sans jugement par rapport à l’évolution d’autrui. Nous comprenons et ressentons la perfection évolutive.

  

Evidemment, l’évolution est progressive et nous passons de l’inconscience de la troisième dimension à la sagesse de la cinquième graduellement, avec des passages réguliers de l’une à l’autre de ces dimensions, jusqu’à la liberté totale. (Voir la page de ce site sur "Rapport entre corps et émotions")

 

 Cette évolution est liée à celle de nos glandes endocrines, ces glandes précieuses qui sécrètent les hormones qui permettent la vie.

 

Dans plusieurs civilisations, ce fonctionnement est relié à ce qui est appelé « les chakras ».

 

Tout le monde peut remarquer que nos émotions agissent sur le fonctionnement hormonal : une joie violente excite les idées et empêche les hormones du sommeil d’agir, de même pour une grande peur d’ailleurs ou une grande contrariété. Pour la peur, d’autres hormones agissent, dont l’adrénaline.

 

Une joie douce et profonde entraîne un sommeil serein, ... : la liste est longue, autant que les désordres hormonaux provoqués !!! Et, quand nous arrivons à la maturité spirituelle, nous gagnons la paix hormonale, source de régénérescence cellulaire et de santé !

 

Les autres parties auront pour but de décrire l’évolution de l’humain de la troisième à la cinquième dimension.